samedi, août 14, 2010

 

Jolaine Vincent, une étudiante à l'aise avec les aînés

Jolaine Vincent, travailleuse de milieu à l'organisme ACHIM (au centre, en avant) en compagnie des aînés avec qui elle travaille.

Article de Caroline Rodgers, collaboration spéciale, La Presse

Chaque semaine, La Presse présente un jeune qui travaille pendant l'été et qui aime son emploi. Cette semaine, Jolaine Vincent, 23 ans, travailleuse de milieu auprès des aînés au sein de l'organisme Alternatives communautaires d'habitation et d'intervention de milieu (ACHIM), à Ville-Émard. Il s'agit d'un réseau de services intégrés.

Étudiante à l'UQAM, Jolaine a achevé un certificat en gérontologie sociale, et elle en commence actuellement un second en psychologie. Ses tâches consistent à faire de l'animation et à intervenir pour répondre à différents besoins des aînés.

Qu'aime-t-elle dans son travail? « Ce qui me plaît ce sont les rencontres avec les aînés qui vivent à domicile. Ils m'incitent à changer ma vision du vieillissement, jusqu'alors alimentée par mes expériences en centres d'hébergement. »

Est-ce qu'il y a des défis ou des difficultés? « C'est d'ajuster ma manière d'entrer en relation avec des aînés qui sont plus autonomes que ceux avec qui j'ai travaillé durant les années précédentes. »

Comment as-tu réussi à décrocher l'emploi? « J'ai obtenu ce poste en prenant l'initiative d'approcher l'organisme pour savoir si une subvention gouvernementale permettait l'embauche d'un étudiant pendant l'été. Ayant reçu une réponse positive, le processus normal de sélection s'est enclenché. »

Quelles sont les exigences de cet emploi? « Les capacités relationnelles et une approche humaniste sont un précieux atout pour contribuer positivement à la vie de ce nouveau milieu. »

COMMENTAIRE DE PHILOMAGE

À la lecture de ce bref article, on se rend compte que les mœurs de la population vieillissante vont changer du tout au tout. Les Baby-boomers arrivent à la retraite en meilleure santé, mieux formés, plus scolarisés, avec une espérance de vie nettement supérieure aux générations précédentes. Ils sont le reflet de la société québécoise qu'ils ont contribué à mettre sur pied et pourraient aussi déclencher une nouvelle Révolution tranquille, cette fois au sein de la population des aînés. Et, pourquoi pas!

Dans cette évolution, il ne faut pas blâmer les personnes âgées d'hier et d'aujourd'hui, ceux qui préfèrent les cartes et le bingo à l'ordinateur, par exemple, qui sont de bons Catholiques pratiquants,... Nos valeurs nous suivent toute notre vie et il n'y a pas de coupure quand on arrive à l'âge de la retraite. Au contraire, nous sommes libres d'imposer nos propres façons de faire et de penser. Et tant mieux si cela est positif et fait de nous des personnes qui vont créer plus de richesse sur le plan personnel et social.

RD

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