lundi, novembre 06, 2006

 

Oggy, mon compagnon de tous les jours.




Parler de son chat au superlatif, ça semble extraordinaire. Pourtant, c’est ce que je vais faire.

J’ai aussi un autre chat, touffu et tout blanc avec un oeil bleu et l’autre brun qui est maintenant très âgé, dans les quinze ans. Il s'appelle Gaston. Mais, il n’est pas attaché à moi, mais plutôt à mon garcon qui habite toujours la maison mais qui est de moins en moins là.

Oggy, c’est un chat que j’ai trouvé à la fourrière, près de chez moi, un lundi matin de printemps en 2005. Je m’étais fait dérobé ma chatte l’automne précédent et je manquais de compagnie.

Pourquoi ai-je choisi Oggy, plutôt qu’un autre chat à la fournière. C’est simple : c’est le chat qui m’a frôlé doucement la main lorsque je l’ai introduite dans la porte de sa cage. Il y a aussi son pedigree qui y est pour quelque chose. En effet, il a été élevé par une vieille dame, selon le gardien de la fourrière et elle ne s’en est départie qu’avec peine.

Je m’aperçus vite qu’il était plus que bien éduqué comme chat d’intérieur. Il avait été dégriffé aux quatre pattes et on l’avait aussi castré. Ce qui ne lui laissait que ses crocs pour se défendre.

Si j’avais à faire la description de mon chat, je dirais brièvement ce qui suit : de grands yeux félins verts émeraude, une belle fourrure fauve et courte avec des rayures régulières, costaud avec ça. Sa principale qualité, c’est la chaleur qu’il dégage et l’affection constante qu’il donne.

Quand je l’ai vu évoluer dans la maison pour la première fois, j’ai bien vu que son ancienne propriétaire lui avait donné non seulement de belles manières, mais aussi beaucoup d’attention, des marques d’affection et une bonne discipline alimentaire. Il a fallu un événement spécial pour qu’elle se départisse d’un si bel animal. Je n’ai pas pu savoir pourquoi. Il avait retrouvé avec moi une personne qui pouvait l’apprécier à sa juste valeur de chat.

En plus, il apprenait vite et bien et distinguait facilement plusieurs de nos phrases d’humains.

Avec le temps, il s’est attaché à moi, puisque je m’en occupais tous les jours et l’inverse est aussi vrai. En fait, il ne me quitte pas de la journée, s’asseyant sur le bras de mon fauteuil et sur la table, puisqu’il faut bien l’avouer. En effet. il avait été habitué comme ça et je n’ai pas cherché à le décourager. Il est un bon support moral puisqu’il remplace plusieurs personnes qui sont parties de la maison depuis quelques années.

Qu’est-ce que Oggy m’apporte surtout? C’est une présence constante. Partout où je vais dans la maison, il me rejoint toujours, sur le champ ou un peu plus tard. Mais, il ne me quitte pas de la journée. Et quand je pars de la maison, c’est lui le gardien de la maison, évidemment.

Il aime tout particulièrement se faire brosser. C’est son dessert à lui. Il en est très reconnaissant puisqu’il me donne, après une séance de brossage, de gros coups de gueue pour montrer son appréciation et me remercier.

Pourquoi lui donner une telle importance, vous me direz? Il m’accompagne dans mes activités à la maison. Dans le fond, je ne suis jamais seul quand Oggy est près de moi. C’est ce que j’avais fait valoir précédemment dans un autre article: un animal de compagnie n’a pas de prix dans le quotidien pour un ou une aîné (e). Il devient un confident, quelqu’un à s’occuper et avec qui partager de nombreux moments de la journée. Le reste, il le passe à dormir calmement dans un coin de son choix, des heures durant. C’est ainsi que se passe la vie heureuse d’un chat : une bonne bouffe, des calins par çi par là, des petites courses pour se dégourdir les pattes et il retombe en léthargie, surtout lorsque les jours raccourcissent à l’automne et que l’hiver s’installe à demeure.

Il est tellement présent dans la maison que chaque fois que mon garçon me téléphone, il me demande des nouvelles de mon chat Oggy, ce qui n’est pas banal. Il dresse alors les oreilles. Un chat entend beaucoup mieux que nous.

Je souhaite à d’autres de mon âge d’avoir la chance d’avoir près de soi une si belle bête. C’est un complice muet et attentif à tout ce qui peut nous arriver tous les jours de la vie et qui sait rappeler sa présence par des miaulements modulés au moment où on s'en attend le moins.

Je pourrais en parler encore longtemps. Un dernier mot pour souligner le calme et la tranquillité qu’il m’apporte face à tous les aléas de la vie de chaque jour.

RD



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