jeudi, mars 28, 2013

 

Médicaments et aînés : mise en garde


Auteur : Entre-aînés.ca
 

Il peut être dangereux de ne pas prendre ses médicaments comme il faut. Les effets néfastes affectent plus souvent les aînés du fait que les processus chimiques chez eux modifient la façon dont leur organisme assimile les médicaments. Le fait de prendre de nombreux médicaments en même temps augmente également les risques.

Il importe donc d'obtenir le plus de renseignements possibles sur vos médicaments. Le pharmacien de votre voisinage est la personne-ressource idéale. Voici certains renseignements que votre pharmacien peut vous donner :

Effets secondaires

La plupart des pharmacies fournissent des feuillets d'information personnalisés qui indiquent les effets secondaires des médicaments. Demandez-en un à votre pharmacien s'il ne vous le donne pas automatiquement quand il remplit votre ordonnance. Votre médecin peut également vous informer sur les effets secondaires des médicaments.

Interactions entre médicaments

Certains médicaments ne peuvent être pris conjointement. Ils peuvent vous occasionner de l'inconfort ou même être dangereux. Voici ce que vous pouvez faire pour éviter de mélanger les médicaments qui ne vont pas ensemble :

Les pharmacies doivent légalement garder les dossiers des patients pendant deux ans. C'est pourquoi il est préférable de remplir toutes vos ordonnances à la même pharmacie. Le pharmacien peut vérifier les médicaments que vous prenez et vous dire si deux médicaments que vous prenez en même temps peuvent avoir des effets secondaires.

Si vous voyez un spécialiste ou devez aller à l'hôpital, amenez votre ordonnance avec vous. Si le personnel médical sait ce que vous prenez, il ne vous prescrira pas de médicaments risquant de provoquer une réaction.

Renseignez-vous auprès de votre pharmacien avant d'utiliser des médicaments en vente libre si vous utilisez également des médicaments sur ordonnance.

Autres conseils

  • Gardez votre feuille de médicaments personnalisée sur vous de sorte que vous ayez votre dossier personnel à votre disposition en tout temps.
  • Il peut être utile de vous procurer un distributeur pour organiser vos médicaments. Vous en trouverez à votre pharmacie.
  • Ne gardez jamais vos médicaments pour une autre fois, ne les réutilisez jamais et ne les partagez jamais avec quelqu'un d'autre.
  • Consultez votre pharmacien pour obtenir des renseignements supplémentaires. Les pharmaciens sont renseignés, faciles à consulter et vous informent gratuitement.
Source : Agence de la santé publique du Canada

RD

mercredi, mars 27, 2013

 

Sans intervention du gouvernement, près de 75% des Québécois auront une retraite pénible

Article de Carl Renaud, TVA Nouvelles, 25 mars 2013

Près de 75% des Québécois auront une retraite pénible


Seulement le quart des Québécois (27%) aura droit à une retraite décente si le gouvernement n'intervient pas pour améliorer le régime de retraite public. Ce qui signifie que près de trois Québécois sur quatre (73%) risquent de manquer d'argent, après leur retrait de la vie active.

C'est ce qui ressort d'une étude publiée lundi par l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS). Les auteurs de l'étude soutiennent qu'une augmentation des cotisations versées à la Régie des rentes du Québec (RRQ), par les travailleurs et les employeurs, et un renforcement des régimes de retraite à prestations déterminées (RPD) permettraient aux retraités de mieux vivre après leur période active.

«Les régimes à prestations déterminées sont les seuls qui assurent une retraite adéquate», a affirmé Mathieu St-Onge, chercheur associé à l'IRIS et auteur de l'étude. Il déplore que les RPD soit de moins en moins populaires auprès des employeurs qui souhaitent les abolir pour les remplacer par des régimes à cotisations déterminées (RCD), des programmes qui ne garantissent pas le niveau de la rente.

«Si on continue d'abolir les RPD, plus personne aura une bonne retraite au Québec», a poursuivi M. St-Onge, soulignant que les conditions d'admissibilité et l'âge de la retraite pourraient être modifiés.

La bonification de la rente versée par la RRQ est l'autre solution favorisée par l'IRIS. Selon les calculs des chercheurs, hausser la cotisation des travailleurs et des employeurs de 2% ou 3% permettrait de doubler les rentes.

«Ça serait la solution la plus simple, a précisé Mathieu St-Onge. En plus, les frais de gestion de la RRQ sont beaucoup plus bas que ceux des fonds privés, 0,3% par rapport à 2% ou 2,5%.»

L'IRIS affirme donc que la planification de la retraite devra continuer de s'appuyer sur les trois piliers. C'est-à-dire les prestations publiques universelles, les régimes complémentaires de retraite à prestation déterminée et l'épargne personnelle.

L'amélioration du volet public est primordiale aux yeux de l'IRIS puisque l'épargne personnelle n'est pas suffisante pour une majorité de Canadiens. Les recherches de l'IRIS montrent que 10% des ménages les plus riches du pays détient près de la moitié de tous les REER en circulation.

La publication de l'étude de l'IRIS survient à quelques semaines du dévoilement du rapport du comité d'experts sur l'avenir du système de retraite québécois, présidé par Alban D'Amours. L'équipe de l'ancien grand patron du Mouvement Desjardins va rendre ses conclusions publiques, le 17 avril prochain.

Le RVER n'est pas la solution

L'IRIS soutient par ailleurs que le régime volontaire d'épargne-retraite (RVER), mis de l'avant pendant le règne du gouvernement Charest, pour soulager la crise appréhendée des régimes de retraite, n'est pas une solution viable au problème.

«Les Néo-Zélandais, qui ont instauré un système un peu plus complet que celui mis de l'avant par Québec, n'arrivent même pas à atteindre des seuils de revenus adéquats pour les gens qui ont fait le revenu moyen toute leur vie», a affirmé Ève-Lyne Couturier, une autre chercheure de l'IRIS.

 COMMENTAIRE DE PHILOMAGE

C'est vraiment le temps d'agir. Je dirais même que l'on commence à avoir pas mal de retard sur ces questions. Tous le citoyens doivent être en mesure de disposer de revenus de retraite pour maintenir leur niveau de vie à un palier acceptable. C'est essentiel et fondamental...

Et après cela, on mettra de l'avant des options farfelues comme la souveraineté ou l'indépendance du Québec. Vive la démence politique!

RD

jeudi, mars 21, 2013

 

Les aînés de plus en plus ciblés par la fraude sur internet



Signe des temps, la fraude sur internet est l'une des plus importantes au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Elle est aussi en augmentation, comme partout dans la province. Les sommes en cause atteignent parfois plusieurs milliers de dollars.

Les aînés de plus en plus ciblés par les fraudeurs sur le web

Une des méthodes les plus utilisées ces jours-ci est ce que les policiers appellent l'arnaque de l'amour, une façon de détourner une activité légitime au profit d'individus mal intentionnés.
 
« Des gens vont sur des sites de rencontre légitimes, mais il y a des gens qui ont des intentions malveillantes qui vont sur ses sites. À un moment donné, la relation devenant un peu plus cordiale, c'est à ce moment que de l'argent est demandé. » — Jacques Rainville, sergent Gendarmerie royale du Canada

Les internautes qui visitent des sites pornographiques sont aussi de plus en plus visés par les fraudeurs, qui se font passer pour des policiers afin de soutirer de l'argent.

Mais les personnes les plus vulnérables sont les personnes âgées, de plus en plus présentes sur le web.
« Une nouvelle clientèle qui est à risque c'est notre clientèle aînée qui elle, n'a pas grandi avec l'ordinateur, mais qui de plus en plus découvre l'univers informatique. » — Jean Tremblay, coordonnateur relations communautaires Sûreté du Québec
 
RD 

mercredi, mars 06, 2013

 

CHSLD : Clientèle plus lourde


 îlot prothétique


Article de Johanne Roy, Journal de Québec, 4 mars 2013

L’espérance de vie ne dépasse généralement pas trois ans en établissement

Le Centre d’hébergement Christ-Roi, à Québec, a aménagé un îlot prothétique très fonctionnel pour les résidents en perte cognitive. Sur la photo, Michel Cantin, porte-parole du comité des usagers de ce centre de 136 lits, avec les membres du personnel Marie-Pier Tancrède, Danielle Lacroix, Linda Simard et Carole Guay. 

La clientèle en soins de longue durée s’est significativement alourdie au cours des dernières années, au point où l’espérance de vie ne dépasse pas trois ans, en général, en établissement.

Parce qu’elles sont suivies plus longtemps à domicile ou en ressources intermédiaires, les personnes admises en CHSLD nécessitent désormais au moins trois heures et demie de soins par jour. Il n’est pas rare qu’elles requièrent cinq heures et plus de soins quotidiennement.

Membre du Comité central des résidents au CSSS de la Vieille-Capitale, Michel Cantin constate que la perte d’autonomie est parfois si importante que certains aînés décèdent dans le mois suivant leur admission.

«Pour la première fois depuis le début de décembre, nous avons eu 18 décès au Centre d’hébergement Christ-Roi (136 lits). Les gens qui marchent encore se comptent sur les doigts de la main», rapporte M. Cantin.

Soins adaptés

À ce centre, trois résidents sur quatre présentent des troubles cognitifs. Dans les prochaines années, ce sera le fait de 75 % à 80 % des personnes admises en CHSLD.

«Cela nécessitera des compétences et des approches différentes», émet la directrice générale de l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), Michèle Pelletier.

«C’est tout un défi de faire vivre une vie communautaire à 30 résidents qui ont des problèmes cognitifs, sur une unité. Les personnes ne comprennent pas les consignes; certains ont des comportements perturbateurs», souligne, pour sa part, Michel Cantin.

Toutefois, le Centre Christ-Roi a aménagé un îlot prothétique très fonctionnel qui améliore grandement la qualité de vie de ces résidents. L’approche de soins va jusque dans la façon de faire la toilette des aînés en perte cognitive. Ainsi, le personnel commence par les jambes plutôt que par le visage, afin que le résident ne se sente pas agressé.

«Nous essayons de maintenir le plus possible l’autonomie et la communication de ces personnes. On fait référence à leur mémoire de vie. La résidente qui aimait cuisiner va participer à la préparation d’une recette. Les couleurs, le système d’éclairage sont pensés en fonction de cette clientèle», explique Sylvie Goulet, chef d’unité au Centre Christ-Roi.

Moins de médication

Selon Me Jean-Pierre Ménard, les bons milieux évitent autant que possible le recours à la contention, notamment en enlevant les pattes de lit ou en disposant des matelas en escalier.

Ils parviennent aussi à diminuer la médication. «À certains endroits, on gère les troubles de comportement en “knock-outant” les personnes», déplore-t-il.

«Il y a une tendance lourde dans les milieux mal organisés, où le personnel dit aux résidents : faites dans votre couche! Cela entraîne une perte d’autonomie plus grande encore. Toute la gestion de la continence fait partie des critères d’appréciation en hébergement», remarque Me Ménard.

RD

 

CHSLD : La résidence carrée


La résidence carrée

Article de Éloïse Archambault, Journal de Montréal, 3 mars 2013



Puisque l’errance est souvent liée à l’Alzheimer, un parcours intérieur fait le tour de la bâtisse pour que les gens puissent se promener en toute sécurité, le jour comme la nuit.

Bâtie en forme de carré, une résidence crée un milieu de vie unique à Montréal pour une vingtaine de personnes atteintes d’Alzheimer.

«Tout est très calme ici, souligne Josée Mayer, responsable du centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD). Les gens sont bien, c’est comme une famille.»

Voilà bientôt 10 ans que ce centre d’hébergement a ouvert ses portes. Unique en son genre à Montréal, cette résidence accueille 20 personnes âgées, toutes atteintes d’Alzheimer.

En forme de carré

Puisque l’errance est souvent liée à l’Alzheimer, un parcours intérieur fait le tour de la bâtisse pour que les gens puissent se promener en toute sécurité, le jour comme la nuit. «Les murs sont de différentes couleurs pour les aider à s’orienter et tout est dégagé, explique Josée Mayer. On a aussi installé des sofas un peu partout pour qu’ils puissent se reposer. Certains peuvent marcher des heures et des heures.»

Étant donné que l’endroit n’accueille que 20 personnes, l’aménagement est facilement comparable à une maison. Contrairement à un CHSLD traditionnel, les bruits environnants sont beaucoup moins nombreux : pas de bruit d’ascenseur et de chariots de nourriture. Une cour intérieure leur permet aussi de prendre l’air l’été.

Par ailleurs, un des avantages d’une résidence spécialisée pour les gens atteints de cette maladie est qu’il se crée un fort sentiment d’appartenance chez les résidents.

La tolérance

«Puisque l’Alzheimer enlève souvent l’inhibition et peut provoquer des comportements particuliers, ils sont souvent rejetés par les autres résidents dans les CHSLD, indique Linda Ricard, directrice des services à la clientèle. Mais, ici, c’est le contraire, il y a beaucoup de tolérance.» «Ils sont presque toujours les 20 ensemble», confirme Josée Mayer.

Lors du passage du Journal plus tôt cette semaine, au moins une douzaine d’entre eux étaient assis au salon. Certains marchaient en faisant le tour de la résidence à plusieurs reprises.

De plus, la complicité qui se crée fait en sorte que les familles sont souvent très impliquées, selon la direction. «Ils sentent un besoin de participer et ils se sentent très proches des résidents», croit Linda Ricard. Âgés de 72 à 99 ans, les résidents reçoivent trois heures de soins par jour. Or, puisque le CHSLD n’est pas équipé de leviers sur rails, les gens doivent absolument être autonomes physiquement.

Lorsque leur état ne leur permet plus de se déplacer facilement, ils sont transférés vers un autre CHSLD.

RD

 

CHSLD - évaluations : l'AQRP sceptique


CHSLD

Article de Johanne Roy, Journal de Québec, 5 mars 2013


L’Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic (AQRP) doute que le ministère de la Santé puisse évaluer tous les CHSLD québécois au cours des deux prochaines années comme promis.

«On croise les doigts pour qu’il y arrive en deux ans. C’est le souhait du ministre Réjean Hébert, mais, pour le moment, nous en sommes encore loin», argue le porte-parole de l’AQRP, Mathieu Santerre.

«Actuellement, les visites d’appréciation de la qualité se font plutôt aux quatre ou cinq ans. Le centre d’hébergement Neilson, à Québec, a reçu sa première visite en 2011-2012, alors que les visites d’appréciation se font depuis 2003; même chose pour le CHSLD Dorval, à Montréal», soulève-t-il.

Autre exemple, le centre d’hébergement de Matane a été évalué en 2011-2012. La dernière visite ministérielle remontait à 2006.

Rares visites

Les évaluateurs du ministère de la Santé n’ont pas mis les pieds dans certains CHSLD depuis 2003.
Sur la Côte-Nord et en Abitibi−Témiscamingue, les plus récentes démarches d’appréciation datent d’il y a cinq ans.

En Outaouais, aucun CHLSD n’a reçu de visite depuis quatre ans, selon les données du ministère de la Santé.

D’avril 2011 à la fin mars 2012, seulement une trentaine de centres d’hébergement ont fait l’objet d’une évaluation, au Québec.

Depuis l’automne, une soixantaine de CHSLD ont été visités, confirme le ministère. Il souhaite pourtant que ses inspecteurs fassent le tour des 424 CHSLD québécois d’ici 24 mois.

Rapports « insipides »

«C’est aussi notre recommandation, mais il ne faut pas porter des lunettes roses. On constate également que les plus récents rapports d’évaluation sont devenus flous, insipides, par rapport aux rapports antérieurs, qui comportaient beaucoup plus de détails», signale M. Santerre.

«Lorsqu’on a vu la nouvelle version, on a bondi. Les nouveaux rapports d’appréciation ne contiennent aucune information utile pour améliorer certaines choses. Le ministère et les agences de santé auraient avantage à être plus transparents», ajoute-t-il.

Les récents rapports d’évaluation se limitent à une douzaine de pages. D’un centre à l’autre, on y retrouve les mêmes formulations sommaires, a pu vérifier le Journal.

L’AQRP a fait part de ses préoccupations au ministre Réjean Hébert, au cours d’une rencontre qui s’est tenue la semaine dernière.

Le processus d’appréciation de la qualité subit une refonte en profondeur, en ce moment, comme l’a rapporté le Journal, dimanche dernier.

RD

 

Les aînés ont une peur bleue des CHSLD


Article de Johanne Roy, Journal de Québec, 4 mars 2013




QUÉBEC - Conséquence des histoires d’horreur rapportées dans les médias, les personnes âgées craignent comme la peste de finir leurs jours dans un centre d’hébergement. À tort.

«Les aînés ont une peur incommensurable d’aller en CHSLD. Ils sont certains qu’ils auront de mauvais soins et qu’ils vont se faire ébouillanter dans leur bain», confirme Lorraine Chartier, coordonnatrice à la Conférence des tables régionales de concertation des aînés du Québec, un organisme mandaté pour donner son avis au ministère de la Santé.

«Nous sommes les yeux et les oreilles du ministère sur tout ce qui touche le respect des droits des aînés», précise Mme Chartier, dont l’organisme participe aux visites ministérielles d’appréciation de la qualité en hébergement.

Chaque fois qu’un CHSLD est mis en cause, c’est très démobilisant pour l’ensemble du personnel en soins de longue durée, constate, pour sa part, la directrice générale de l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), Michèle Pelletier.

«Des directeurs généraux nous ont même dit : ‘’Nos employés ont presque honte de dire qu’ils travaillent en CHSLD!’’ Il y a déjà beaucoup de postes vacants. C’est un secteur qui n’apparaît pas attrayant à première vue et où les tâches peuvent être assez ingrates», soulève Mme Pelletier.

Selon la directrice générale du Conseil québécois d’agrément (CQA), Lyne Pelletier, la population peut être rassurée, car les cas de mauvais traitements sont des exceptions. «Si un centre éprouve des difficultés sur un point, il aura un accompagnement plus serré. Au Québec, tous les établissements sont engagés dans une démarche de qualité. On ne voit pas cela ailleurs, au Canada», signale-t-elle.

Portrait « satisfaisant »

Chaque CHSLD reçoit une visite de certification aux trois ans, une visite d’appréciation de la qualité des services aux deux ans, ainsi qu’une visite d’agrément aux quatre ans. S’ajoutent les inspections des différents ordres professionnels.

«Le portrait est dans l’ensemble satisfaisant. Les conditions sont un peu plus difficiles en CHSLD public qu’en centre privé conventionné, principalement à cause des contraintes budgétaires. La pénurie de personnel soignant est aussi problématique. Or un système de qualité ne peut être maintenu sans la mobilisation du personnel», ajoute Marianne Bracco, directrice de l’agrément au CQA.

Dans chaque centre public et privé, la démarche d’agrément s’accompagne toujours d’un sondage auprès des résidents et des proches, réalisé par des personnes n’ayant pas de lien avec l’établissement.

Écarts importants

Ce sondage touche trois aspects, la relation avec le client, la prestation professionnelle et l’organisation des services. En 2012, les CHSLD visés ont recueilli de bonnes notes dans l’ensemble, supérieures à 80 %, les centres privés récoltant des scores légèrement plus élevés.

La démarche a en outre permis de mesurer des écarts assez importants d’un centre à l’autre pour certains critères, comme la continuité des services. «Un intervenant du CQA se rend également dans les CHSLD observer les lieux physiques, à partir d’une grille de 100 critères, comme l’encombrement des couloirs ou la température de l’eau. Il y passe une journée entière», précise Mme Bracco.
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Dîner des chefs au CSSS de Trois-Rivières

Des aînés hébergés au CSSS de Trois-Rivières seront conviés, ce printemps, au 6e dîner des chefs, un événement festif qui permet d’intégrer les plats les plus appréciés à la carte régulière des établissements.

Au menu, velouté de poivron rouge grillé et tomate, bœuf à l’érable et tarte mousse aux fraises, entre autres créations culinaires qui sont concoctées par les chefs des centres d’hébergement.

En mai 2012, plus de 160 personnes ont pris part à l’événement, au centre d’hébergement Roland-Leclerc.

À l’aide d’une grille d’évaluation, chaque résident participant donne son appréciation des mets dégustés.

Quelques semaines plus tard, les recettes les plus populaires se retrouvent dans les cinq centres d’hébergement. Ce concept novateur permet aux résidents d’avoir leur mot à dire sur la composition de leur menu.

«Nous devons composer nos plats en gardant en tête qu’ils pourraient être exécutés de façon régulière. Il faut respecter les exigences de notre politique alimentaire, ainsi que la disponibilité des ingrédients», signale Christian Delisle, chef cuisinier au centre d’hébergement Cooke.

Expérience culinaire

Pour l’occasion, les chefs confectionnent une douzaine de plats variés, des potages aux desserts. La rencontre permet aussi de recueillir les commentaires des résidents sur leur appréciation des repas servis au quotidien.

La nutritionniste prend bonne note des remarques et apporte les ajustements nécessaires. La présidente du comité des usagers au CSSS de Trois-Rivières, Denise Proulx, confirme que cette activité très attendue est appréciée de tous.

Si le spaghetti au tofu et le gaspacho n’ont guère été prisés des résidents, le sauté de porc aux patates douces et le potage aux courgettes ont ravi les papilles. Près de 2400 repas sont servis chaque jour dans les cinq centres d’hébergement, qui comptent quelque 700 résidents.

Ceux-ci sont de plus en plus ouverts à découvrir de nouveaux aliments, selon le chef Christian Delisle.
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Espaces de vie aux accents méditerranéens

Mobilier et décoration d’inspiration méditerranéenne, parfum d’ambiance à la lavande... Ce qui pourrait s’apparenter à un petit nid douillet correspond en fait à l’un des espaces de vie du centre d’hébergement Des Chênes, à Jonquière.

La direction du CSSS a profité de la réfection complète du bâtiment de deux étages, dont la construction remonte aux années 1950, afin de créer un milieu de vie convivial pour les 64 résidents âgés.

«Il s’en est fallu de peu que le bâtiment (qui a abrité l’hôpital d’Arvida) soit démoli. C’est grâce aux efforts concertés de beaucoup de gens convaincus et convaincants que ce projet s’est concrétisé», affirme Dominic Boudreau, directeur des soins en CHSLD au CSSS de Jonquière.

Les locaux, inaugurés officiellement en janvier, ont été transformés de manière à reproduire une atmosphère familiale à l’intérieur de huit espaces de vie distincts, comprenant des salons et des cuisines.

Mémoire des sens

«Chacune de nos ‘’maisons’’ a sa propre thématique − urbaine, zen, contemporaine, méditerranéenne et autres −, dans laquelle on travaille la mémoire olfactive et visuelle des résidents», explique M. Boudreau.

Une subvention de l’agence régionale a permis de restaurer des meubles, dont certaines antiquités, par un artisan de la région.

Chaque «maison» regroupe entre six et 14 résidents. Quelques fois par mois, les résidents ont droit à un vrai petit déjeuner maison avec œufs et rôties préparés sur place.

«Tout le monde vient donner un coup de main, de la chef de programme au préposé, en passant par l’éducatrice et l’ergothérapeute», relate M. Boudreau.

À partir de l’automne, tout le service se fera sur place, grâce à des chariots chauffants. En arrivant dans la salle à manger, les résidents peuvent sentir l’odeur de la soupe qui mijote, ce qui stimule l’appétit.

Impacts positifs

«Les résidents s’alimentent mieux; on voit une prise de poids», précise M. Boudreau. Deux premiers espaces de vie ont été accessibles en janvier 2012. L’aménagement des huit «maisons» est terminé depuis septembre.

«On a noté plusieurs impacts positifs, dont la participation plus grande des familles. Elles ont participé à la décoration des chambres et leur présence est plus significative auprès de leurs proches hébergés», rapporte Dominic Boudreau. Les résidents sont aussi plus calmes, ce qui réduit le recours à la médication et à la contention.

RD

samedi, mars 02, 2013

 

Abus chez les aînées : beaucoup de plaintes


Beaucoup de plaintes

Article de Héloïse Archambault, Journal de Québec. 1er mars 2013

La moitié des personnes qui appellent dénonce des membres de leur famille

La ligne téléphonique d’aide aux aînés ne dérougit pas depuis sa mise en place, en octobre 2010. Elle a déjà reçu 10 356 appels.

«Le volume d’appels est élevé. Les données indiquent que le besoin est là», avoue Marick Bertrand, superviseure clinique de la Ligne Aide Abus Aînés (LAAA).

Lancée il y a deux ans et demi, la ligne téléphonique a connu un début fort ­achalandé, avec 4879 appels durant sa ­première année d’existence.

(Vous pouvez joindre la Ligne Aide Abus Aînés en composant le 1-888-489-2287)

Plus de 3000 appels

Or, le Journal a constaté que les dénonciations continuent de s’accumuler. Pas moins de 3074 appels ont été reçus entre le 1er avril 2012 et le 31 janvier dernier. C’est beaucoup plus que la prévision initiale de 3000 appels par année.

«Le fait que les gens dénoncent est une excellente chose, réagit Mathieu Santerre, ­directeur général par intérim de l’Association québécoise des retraités des secteurs ­public et parapublic (AQRP). Surtout que le geste le plus difficile à poser, c’est la dénonciation.» Les aînés victimes de maltraitance sont ceux qui dénoncent le plus, avec 35 des appels enregistrés. À noter que près de 70 des appels ont été faits par des femmes.

Fait inquiétant, près de la moitié des agresseurs potentiels sont des membres de la famille de l’aîné qui dénonce. «Ces données viennent confirmer la complexité de la problématique de la ­maltraitance, qui est le plus souvent ­imbriquée dans des relations familiales des plus significatives pour la personne victime», peut-on lire dans le rapport de recherche sur la pertinence de la ligne, ­déposé en mars 2012.

CHSLD surreprésentés

Par ailleurs, la plupart des dénonciations concernent des aînés qui vivent à leur domicile (59%). Or, le rapport constate une surreprésentation des appels en provenance des centres d’hébergement, qu’ils soient ­publics ou privés.

Relevant du ministère de la Santé et des Services sociaux, la LAAA dispose d’un budget annuel de 807 ­­­­000$. Des employés sont ­disponibles 7 jours sur 7, entre 8 h et 20 h.

Le mandat de la ligne est d’abord ­d’offrir un service d’écoute. Au besoin, une orientation peut être faite vers le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) ou l’organisme concerné. «Lorsque les gens appellent, on les oriente vers les meilleures instances pour les aider, explique Marick Bertrand. Si la personne est trop en détresse, on peut ­l’aider à faire une demande.»

Mais le service ne fait pas de suivi des dossiers à long terme. «Quand le niveau de risque est élevé, on peut faire un suivi à court terme, ajoute-t-elle. Mais ce sont souvent des dossiers qui ne se règlent pas facilement.»

Manque de suivi

De son côté, le Conseil de la protection des malades déplore justement ce manque de suivi.
«C’est bien beau les appels, mais est-ce qu’ils règlent les problèmes? demande le président Paul Brunet. Qu’est-ce qu’ils font concrètement pour les aînés qui ­demandent de l’aide? Nous, lorsqu’on ­reçoit une plainte, on va jusqu’au bout.»

COMMENTAIRE DE PHILOMAGE

On voit, à la lecture de cet article que l'on met en place des moyens, à grand frais, pour aider les aînés. Mais il ne semble pas y avoir de coordination ni de véritable suivi lorsqu'il y a un abus quelconque. Imaginez un ou une aînée qui se plaint de mauvais traitements par un membre de sa famille et que personne ne donne suite à cette plainte. C'est l'enfer sur terre pour cette personne âgée. Il est certain que la personne qui abuse va se venger ou tout faire pour que rien ne paraisse à l'avenir. Personne n'aimerait vivre une telle situation.

C'est pourquoi, les organismes comme l’Association québécoise des retraités des secteurs ­public et parapublic (AQRP) devrait prendre ça en main et faire enquête, à partir des relevés de plaintes et rencontrer les personnes âgées abusées ou du moins, visiter un échantillonnage suffisant pour renforcer les mécanismes visant à défendre ces personnes, et même aller jusqu'à interpeler les autorités pour les avertir d'agir et vite.

RD


 

La doyenne de l'humanité a 114 ans


 TOKYO (Reuters) - Misao Ookawa, une Japonaise de 114 ans a été consacrée doyenne de l'humanité mercredi, le 27 février 2013, par l'institut Guinness World Records.

Née d'une famille de marchands drapiers en 1898, elle vit à Osaka dans une maison de retraite, s'est mariée en 1919 et a trois enfants, quatre petits-enfants et six arrière-petits-enfants. Elle célébrera ses 115 ans le 5 mars.

Misao Ookawa a reçu un certificat qui mentionne son titre de doyenne, s'est déclarée très heureuse, ajoutant se sentir "bien". Elle a confié aux médias japonais n'avoir jamais souffert de maladie grave.

Le Japon compte plus de 50.000 centenaires, d'après le recensement réalisé par le gouvernement l'an dernier, ce qui renforce la réputation de longévité des Japonais. Le doyen de l'humanité, Jiroemon Kimura, est également un Japonais âgé de 115 ans.

Reuters TV et Elaine Lies, Clémence Apetogbor pour le service français, édité par Gilles Trequesser

RD

 

Résidences pour aînés : sécurité accrue au Québec



Article de Johanne Roy, Journal de Québec, 27 février 2013


Le nouveau règlement sur le processus de certification des quelque 2000 résidences privées pour aînés, au Québec, entrera en vigueur le 13 mars prochain. 





NOUVEAU RÈGLEMENT



Le nouveau règlement qui vise à resserrer les critères de certification des quelque 2000 résidences privées pour aînés au Québec entrera en vigueur le 13 mars.

À peine le ministre Réjean Hébert en avait-il fait l’annonce, mercredi, que les propriétaires de résidences privées pour aînés ont demandé au gouvernement de surseoir à l’application de ce règlement.

«Nos suggestions n’ont jamais été retenues. Le gouvernement a adopté un règlement mal ficelé comportant un grand nombre de lacunes», a fustigé le pdg du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA), Yves Desjardins.

Une résidence sur quatre éprouve des difficultés financières. Trois ont fermé leurs portes en région au cours des deux dernières semaines et d’autres fermetures sont à prévoir, selon M. Desjardins.
«Ces résidences vendent de la sécurité aux aînés. Il faut s’assurer qu’elle soit au rendez-vous. Dans mon propre comté, on a enlevé la certification à une résidence non conforme, où le personnel avait raté les deux exercices de feu», a répliqué le ministre de la Santé.

Mesures transitoires

Des mesures transitoires sont prévues, surtout pour les petites résidences, afin d’assurer la mise en place progressive de certaines dispositions du nouveau règlement.

Celui-ci rend en outre obligatoire la formation de tous les préposés en matière de réanimation cardiorespiratoire, de secourisme et de déplacement sécuritaire des personnes.
 
Les préposés devront également obtenir des compétences spécifiques selon la catégorie de résidence pour aînés autonomes ou semi-autonomes.

Pour ce faire, Emploi-Québec accordera une aide financière de 6,5 millions $, sur trois ans, pour le rehaussement des compétences du personnel travaillant dans les résidences privées pour aînés.

Le ministère de la Santé versera une somme additionnelle de 9,3 millions $, sur trois ans, aux mêmes fins.

Nouveau bail

Ce nouveau règlement rend de plus obligatoire la signature d’un bail par le résident. Les services et les prix devront être maintenus pour la durée du bail afin d’éviter la surfacturation.

Selon Yves Desjardins, les propriétaires de résidences devront hausser les loyers afin d’absorber les coûts inhérents à toutes ces nouvelles mesures.

«Je ne crois pas que les loyers vont augmenter, car le marché commence à être saturé», a signalé, à ce propos, le ministre Hébert.

Judith Gagnon, de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées, s’est dit très favorable à ce nouveau règlement. «C’est une démarche essentielle pour la sécurité des aînés. C’est un pas vers la dignité de ces personnes souvent vulnérables », a réagi Mme Gagnon.

La certification sera valide pour trois ans.

COMMENTAIRE DE PHILOMAGE

Enfin, le Gouvernement bouge à ce chapitre. C'était le temps. Avec la vague de Baby-boomers qui vont apparaître dans le décor dès cette année, c'est une véritable révolution par rapport à ce qui se faisait auparavant. C'est un grand pas en avant, en faveur de nos aînés. Bravo!

RD

mardi, février 26, 2013

 

Marathonien à plus de 100 ans

À 101 ans, ultime tour de piste pour le «plus vieux» marathonien du monde

 Fauja Singh, qui fêtera ses 102 ans le... (Photo Vincent Yu, Associated Press)

Fauja Singh, qui fêtera ses 102 ans le 1er avril, a expliqué qu'il prenait sa retraite de coureur de fond
parce que la course devient «difficile» à son âge, même s'il n'est pas malade.

Source : Agence France-Presse, Hong Kong, 23 février 2013

Coiffé de son éternel turban Sikh, un Britannique de 101 ans, sans doute le plus vieux marathonien du monde, a couru dimanche à Hong Kong sa dernière course.

Fauja Singh, surnommé «la tornade en turban», a commencé à courir à 89 ans et a terminé depuis neuf marathons, dont ceux de Londres et New York. Il a réussi son meilleur temps à Toronto, en 5 heures, 40 minutes et 4 secondes.

Dimanche, en marge du marathon de Hong Kong, il a couvert 10 kilomètres en 1 heure, 32 minutes et 28 secondes, soit 30 secondes de moins que l'an dernier sur la même épreuve.

«Ce jour est l'un des plus heureux de ma vie», a déclaré à l'arrivée le centenaire qui ne parle que le pendjabi et dont les propos sont traduits en anglais par un interprète.

«Je me sentais bien, frais, plein de jus», a-t-il dit en agitant le drapeau hongkongais.
Singh, qui fêtera ses 102 ans le 1er avril, a expliqué qu'il prenait sa retraite de coureur de fond parce que la course devient «difficile» à son âge, même s'il n'est pas malade.

Il ne participera plus aux compétitions, mais pas question de s'arrêter de courir: il continuera d'aligner les foulées, pour «prendre soin de (sa) santé».

Pesant à peine 52 kg, le visage orné d'une longue barbe blanche et la tête coiffée d'un turban orange imposant, cet ancien agriculteur du Penjab a commencé à courir après la mort de sa femme et d'un fils.

Il a été porteur de la flamme olympique aux jeux Olympiques d'Athènes en 2004 et à nouveau aux JO de Londres en 2012. Il a également participé à des spots publicitaires.

Le Livre Guinness des records n'a pas enregistré son titre officieux de plus vieux marathonien du monde, faute de pouvoir certifier sa date de naissance.

 COMMENTAIRE DE PHILOMAGE

Qui, parmi nous, veut prendre la relève?????

RD

dimanche, janvier 20, 2013

 

Et si les vieux créaient leurs propres maisons de retraite ?



Voici un article paru récemment en Europe et qui s'insurge contre les grandes résidences pour personnes âgées. Il y a lieu de se poser des questions face à nos propres coutumes.

 (Une maison avec des coeurs)

Ils sont actifs, bien dans leur tête… et ont une aversion viscérale pour les maisons de retraite. Loin d’être gâteux, les nouveaux vieux entendent retrouver leur liberté. Pour leurs vieux jours et se sentir paisibles, ils veulent de nouvelles formes d’hébergements. Et surtout, ne pas passer par les organismes spécialisés.

De nombreuses maisons de retraite ne donnent pas envie : infantilisation, perte d’indépendance, moral qui flanche, prix exorbitants… Pour neuf Français sur dix, il est préférable de vieillir à son domicile, selon un sondage OpinionWay, publié le 6 avril, par l’Observatoire de l’intérêt général.

Mais chez soi, le vide peut aussi devenir un compagnon d’infortune.

Source de l'information : Article de Magali Sennane, Le Nouvel Observateur, août 2012
http://www.rue89.com/2012/08/06/et-si-les-vieux-creaient-eux-memes-leurs-maisons-de-retraite-234354


L’idée


La nouvelle génération de personnes âgées a donc eu l’idée de se regrouper et de vivre ensemble. Le concept existe depuis plusieurs années en Europe du Nord. Il a, depuis, dépassé les frontières. Ce type de colocations version troisième âge commence à se développer en France. Plus qu’un simple logement, ces cohabitations s’inscrivent dans un vrai projet de vie, sur le long terme. Ancienne psychosociologue ayant vécu en coloc’, Christiane Baumelle, 71 ans, a conçu avec son association La Trame, les Cocon3s (pour solidaire, senior, solo). L’organisme aide les seniors à créer des unités de vie collective :
« On veut se gérer entre nous et apporter nous-mêmes une réponse à la solitude. On se sent mieux dans une maison habitée. Les maisons de retraite, tout le monde y va les pieds devant ! »
Sept cocons ont déjà éclos un peu partout en France, depuis leur création en 2007.

Passer son annonce sur Le Bon Coin

Jean-Marie Jarnac, 68 ans, vit en colocation avec deux femmes de 73 et 65 ans, dans les Pyrénées. Enthousiaste, il n’y voit que des avantages :
« On loue une maison de 360 m² pour 330 euros par mois. Mais surtout, depuis un an, nous partageons nos vies. Ça nous a ouvert d’autres perspectives, c’est exaltant ! Il n’y a pas de routine. Il ne faut pas croire qu’on reste tous les trois à jouer au Scrabble ou à faire du macramé, on a plein d’activités, ensemble ou pas ! »
Jean-Marie et ses colocataires se sont trouvés grâce à une annonce passée sur Le Bon Coin. Deux rencontres collectives et quelques mois plus tard, ils emménageaient ensemble.

L’habitat groupé, entre femmes

À Montreuil, en banlieue parisienne, une bande de femmes aux caractères bien trempés a opté pour l’autogestion. Surnommées les Babayagas, elles ont misé sur l’habitat groupé. Un projet imaginé en 1995 par Thérèse Clerc, 85 années à peine perceptibles et toujours féministe dans l’âme. La maison des Babayagas doit se terminer en septembre. Les 25 logements seront répartis sur un immeuble de six étages : 21 pour les « Babas » et quatre, réservés à des jeunes. Le rez-de-chaussée de 127 m² sera entièrement destiné aux équipements sportifs, au matériel informatique et à l’Université du savoir des vieux (Unisavie).

Pour le moment, si les « Babas » vivent toujours dans leurs logements respectifs, elles se retrouvent toutes les semaines pour prendre leurs décisions de façon collégiale par rapport à leur future habitation. Entre leurs apparentes petites vacheries et les blagues qui n’arrêtent pas de fuser, l’ambiance est très conviviale. Pour Thérèse Clerc, cette maison a aussi une vocation militante :
« Nous avons choisi les femmes, parce qu’elles sont les plus pauvres et les plus seules. Elles sont extrêmement faibles dans la vieillesse. Déjà que les femmes sont les invisibles de la société, vieilles, elles deviennent les invisibles des invisibles. »
Aucune n’appréhende la vie en communauté. « Au pire, on a prévu l’arsenic », s’amusent les Babas. Plaisanteries à part, elles s’accordent toutes pour dire qu’elles rient énormément et ont hâte d’emménager.

Ce qu’il reste à faire

Les seniors qui s’engagent dans cette aventure ont souvent une forte personnalité et apprennent à leurs dépens que parfois, « l’enfer, ce sont les autres ». Accrochages et étincelles font aussi partie du menu quotidien. Certaines communautés implosent. Christiane Baumelle a même publié, en janvier dernier, le « Manuel de survie des seniors en colocation » (éd. Tournez la page, janvier 2012). Et son association a lancé, depuis trois mois, un service de médiateurs, qui suivent et accompagnent les candidats. :
« Il faut se poser des questions sur sa capacité à vivre en communauté et à créer des liens. Ce n’est pas la maison qui fait que ça fonctionne ou pas, c’est le groupe. »
Bien que le phénomène prenne de l’ampleur en France, il est difficilement quantifiable. Du côté de Cocon3s, une dizaine d’autres coloc’ sont en gestation. Pour l’instant, les femmes sont plus nombreuses à s’intéresser à la question. Les mentalités évoluent doucement. Certains seniors se disent séduits par l’idée, mais ne l’envisagent pas tant qu’ils se sentent autonomes. Erreur stratégique, estime Jean-Marie :
« C’est quelque chose qui s’organise à l’avance. Il ne faut pas attendre. »
Et trouver des habitants n’est pas facile. Jean-Marie déplore « l’absence de site attrayant, gratuit et bien fait, avec des informations pertinentes », qui recenserait toutes les offres. Lui et ses colocataires peinent d’ailleurs à trouver leur quatrième cohabitant. Avis aux amateurs…

COMMENTAIRE DE PHILOMAGE

Il n'est pas certain que nous ayons expérimenté, au Québec, toutes les formules gagnantes pour les Seniors. Quand on regarde ailleurs, on s'aperçoit qu'il existe de nouvelles formes de résidences, plus personnalisées, plus proches du chez soi habituel et que les Seniors peuvent se prendre en main, même dans les cas de personnes semi-autonomes.

À nous, de se réveiller et d'agir pour notre plus grand bien!

RD

 

Des résidences pour aînés sabreront les services personnels



(Article de Tommy Choinard, La Presse, 18 janv. 2013)

Ci-contre, résidence pour personnes âgées semi-autonomes, Laval)

Des résidences pour personnes âgées autonomes s'apprêtent à éliminer des services pour éviter d'être sous le coup de nouvelles normes plus sévères et coûteuses.

Le gouvernement Marois doit adopter sous peu un nouveau règlement pour encadrer les quelque 2000 résidences pour aînés du Québec. Ce règlement instaurerait officiellement, pour la première fois, deux catégories de résidences: pour personnes âgées autonomes et semi-autonomes. Les normes sont plus sévères pour la deuxième catégorie, notamment en vertu du Code du bâtiment et pour ce qui est du nombre d'employés.

Seules les résidences pour personnes semi-autonomes seraient autorisées à offrir des «services d'assistance personnelle». Ces services vont de la distribution de médicaments à l'aide pour l'alimentation, l'hygiène ou l'habillage. Il n'est pas question de soins infirmiers. Il s'agit plutôt, par exemple, d'aider une personne âgée à se mettre des gouttes dans les yeux ou à enfiler des bas de soutien.

Or, de 85 à 90% des résidences pour personnes autonomes offrent ce type de soins à l'heure actuelle, selon Yves Desjardins, président du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA). 

Elles deviendraient du jour au lendemain des établissements pour aînés semi-autonomes, en vertu du nouveau règlement. Selon M. Desjardins, les normes qui s'y appliqueraient feraient augmenter les loyers et aggraveraient les ennuis financiers de plusieurs résidences.

Des propriétaires veulent donc mettre fin aux services d'assistance personnelle pour éviter d'être classées dans la catégorie «semi-autonomes». «Il y en a qui vont le faire parce que c'est beaucoup plus coûteux d'être semi-autonome. Un propriétaire de quatre résidences en Abitibi, de 635 unités, a déjà décidé de le faire», a indiqué M. Desjardins.

Transfert aux CLSC 
Les aînés qui souhaitent obtenir des services d'assistance personnelle devront se tourner vers leur famille ou les CLSC. Or, ces derniers sont débordés. Et ils négligent les personnes qui habitent dans des résidences, accuse M. Desjardins. «On l'a dit au gouvernement: si vous nous mettez ça trop serré, vous risquez d'avoir le problème. Mais il vit avec le risque et pense qu'il n'y aura pas de problème. Jusqu'à maintenant, on nous dit qu'il n'y aura pas de changements[au règlement]», a-t-il ajouté.

La protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, a dénoncé elle aussi le fait que les résidences pour personnes âgées autonomes ne pourraient plus offrir de services d'assistance personnelle. «Est-ce à dire qu'une personne habitant cette catégorie de résidence pour aînés devra déménager dès qu'elle aura besoin d'un peu d'aide pour se souvenir des heures de repas? Ou simplement pour mettre ses bas le matin?», se demande-t-elle dans un avis transmis au gouvernement l'an dernier. Elle recommande à Québec de revoir la définition des catégories. De son côté, le RQRA propose de s'inspirer d'autres provinces canadiennes et de créer trois catégories (autonomes, soins légers et soins lourds) qui auraient des normes propres.

Le nouveau règlement découle de la loi que le gouvernement Charest a adoptée pour améliorer la qualité des services dans les résidences pour aînés. La première mouture du règlement a été déposée - mais pas adoptée - par les libéraux le 30 mai. Le gouvernement Marois a repoussé l'adoption du règlement, prévue en novembre. Une source confirme que le dossier a été abordé lors de la réunion du Conseil des ministres, mercredi. Il devrait de nouveau en être question à la réunion du 30 janvier. Au cabinet du ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, on a refusé de commenter l'affaire.

COMMENTAIRE DE PHILOMAGE

Un dossier à suivre attentivement. À première vue, on pourrait porter le jugement suivant : c'est donc difficile d'agir correctement et de copier ce qui se fait de mieux ailleurs, surtout dans la province voisine de l'Ontario !!!!

Notre bourgeoise de Première Ministre n'aura sûrement pas besoin d'habiter ce genre de résidences et de faire la distinction entre résidences pour personnes âgées autonomes et semi-autonomes. Mais, à l'âge où elle est rendue (65 ans), il pourrait lui arriver des « choses » comme le reste du monde ordinaire. Après tout, elle est entrée dans la période de l'âge d'or, depuis quelques années déjà.

RD

jeudi, janvier 17, 2013

 

Mourir dans la dignité pour tous les Québécois


 


(Article de Charles Lecavalier, Journal de Québec, 15 janvier 2013)


Les patients atteints d’Alzheimer pourront se prévaloir de l’aide médicale à mourir, selon des experts mandatés par Québec pour assurer la légalité des recommandations de la commission Mourir dans la dignité.

De décision unanime, les députés membres de la commission ont pourtant exclu les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer pour recevoir une aide médicale à mourir. Ils ne fermaient toutefois pas complètement la porte pour l’avenir.

Me Jean-Pierre Ménard, président du comité qui a accouché, mardi, d’un rapport de plus de 400 pages sur la question, a souligné qu’il n’est pas question d’ouvrir la porte au «suicide assisté» et que ses travaux portent uniquement sur l’interruption de soin en «fin de vie.»

Par ailleurs, une personne pourra formuler à l’avance une «demande d’aide médicale à mourir» devant un notaire et deux témoins. Cette demande ne pourra pas être antérieure de plus de cinq ans à une demande de «sédation palliative terminale» par exemple.

À partir de ce moment, le médecin traitant et le consultant «n’auront pas à s’assurer que la décision n’est pas générée par une maladie mentale», mais l’imminence du décès devra être évidente.

Projet de loi cette année

La ministre déléguée aux Services sociaux, Véronique Hivon, «souhaite» légiférer sur la question avant l’été. À tout le moins, un projet de loi devrait être déposé cette année.

La pratique existe déjà dans l’ombre et la ministre veut l’encadrer. Durant la conférence de presse, M0e Ménard a d’ailleurs dénoncé les situations ou des personnes vulnérables qui n’ont pas donné leur consentement préalable pourraient recevoir une sédation terminale.

Il demande par contre une meilleure reconnaissance des droits de refuser des soins médicaux pour éviter l’acharnement thérapeutique.

Véronique Hivon a le «sentiment que le consensus social est très fort» sur la question. Elle estime avoir toute la latitude par rapport à Ottawa pour légiférer sur la question.

Assise juridique

L’ancien gouvernement avait commandé ce rapport pour s’assurer qu’Ottawa ne pourrait contester une loi éventuelle, puisque le droit criminel relève d’Ottawa. Selon Mme Hivon, ce rapport fait la preuve que Québec a une assise juridique pour légiférer.

En mars 2012, la commission parlementaire spéciale sur la question de mourir dans la dignité avait recommandé au gouvernement de permettre et d’encadrer l’aide médicale à mourir, sous certaines conditions

RD

vendredi, janvier 11, 2013

 

Vieillir dans la dignité ou avoir un bon fonds de pension


 

 (Article de Jean-Jacques Samson, Journal de Québec, 11 janvier 2013)

Le dossier très peu sexy des régimes de retraite sera à l’avant-plan du débat politique au Québec en 2013.

Le rapport du comité d’experts présidé par M. Alban D’Amours et mis sur pied à la fin de 2011 pour étudier l’avenir des régimes de retraite est fort attendu. Ceux des municipalités accusent un déficit actuariel de 5 milliards de dollars. Le gouvernement du Québec doit soutenir en partie les régimes de retraite des employés des villes de Montréal et de Québec avec les impôts et les taxes des travailleurs qui souvent n’ont même pas un régime de retraite. Cette injustice doit cesser.

Les employés du secteur public devront bien accepter un jour un relèvement de leurs cotisations et un report de l’âge de la retraite.

Du côté du secteur privé, les entreprises sont nombreuses à chercher à se défaire des régimes de retraite à prestations déterminées. Quelque 15 % des 3,9 millions de détenteurs d’un emploi au Québec jouissent d’un tel régime qui met leurs rentes à l’abri des aléas du marché boursier. La faiblesse des taux d’intérêt et la prolongation de l’espérance de vie mettent en péril la pérennité de ces régimes.

Une bonification du régime des rentes auquel participent tous les travailleurs s’inscrit aussi à l’intérieur du nouveau contrat social qui ressortira de ce vaste chantier, en 2014 vraisemblablement, après une large tournée d’information et de consultation. L’objectif est d’en arriver à une refonte de la Loi sur les régimes complémentaires de retraite. Ce dossier complexe est maintenant piloté sur le plan politique par la ministre du Travail, Agnès Maltais, responsable de la Régie des rentes du Québec.

Sujet sensible

L’affrontement sur cette question entre le maire Régis Labeaume et les syndicats des employés municipaux de Québec montre bien à quel point le sujet est sensible. Les employés, tant du privé que du public, s’accrochent à leurs acquis. Ils font porter aux employeurs la responsabilité des déficits actuariels en raison des congés de cotisation qu’ils ont pu prendre dans les périodes de vaches grasses.

C’est un raccourci trop facile, qui ne tient pas compte de l’alourdissement des charges des régimes en raison de la modification des courbes démographiques et de la faiblesse des taux d’intérêt.

La sécurité financière à la retraite inquiète par ailleurs de nombreuses personnes qui appréhendent la perte de leur revenu de travail.

Enfin, parce que la retraite est affaire de planification, les modifications aux règles du jeu sont toujours étalées sur de longues périodes, même si le problème budgétaire causé par les régimes de retraite à prestations déterminées étrangle actuellement les organisations qui en remorquent.
Pour toutes ces raisons, ceux qui visent des virages en épingle se leurrent.

Glisser dans la pauvreté

Beaucoup trop de personnes glissent dans la pauvreté au cours de la dernière étape de leur vie, après avoir pourtant sué au travail toute leur vie pour un revenu qui suffisait tout juste pour joindre les deux bouts. C’est le sort de cette catégorie de gens qu’une réforme du système de retraite doit améliorer en priorité. Ces personnes ont acquis tout autant que les syndiqués du secteur public le droit de vieillir dans la dignité.

COMMENTAIRE DE PHILOMAGE

La faiblesse des taux d'intérêt actuels ne devrait pas durer éternellement. Il était prévu par la Banque du Canada que les taux d'intérêt commenceraient à monter dès cet automne. Mais pour diverses raisons (alignement des taux canadiens avec la Banque centrale américaine, l'impact sur le marché immobilier, le coût des hypothèques, l'endettement des consommateurs,...), tout a été arrêté.

La politique monétaire du gouvernement canadien de restreindre la hausse des taux d'intérêt ne pourra pas toujours se poursuivre. Le capital doit être raisonnablement rémunéré sinon l'épargne va baisser et les investissements ou immobilisations de toutes sortes n'auront pas lieu ou seront réduits, faute de capitaux disponibles.

À partir du moment où les taux d'intérêt vont remonter à un niveau normal, le renflouement des régimes de retraite ou des fonds de pension devrait graduellement se produire. Et, cela devra être pour bientôt, sinon ce sera la catastrophe.

RD    

lundi, décembre 24, 2012

 

Joyeux Noël de la part de Philomage

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ENCORE UNE AUTRE ANNÉE QUI VIENT DE S'ÉCOULER.

JE TIENS À SOUHAITER À TOUS DE VIVRE LES PLUS BELLES  FÊTES DE LEUR VIE ET BEAUCOUP DE BONHEUR POUR LA PROCHAINE ANNÉE!

JOYEUX NOËL À TOUS !

Signé : PHILOMAGE
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RD

mardi, décembre 18, 2012

 

La question vitale des régimes de pensions de retraite




Quelques statistiques éclairantes :

Un avenir peu encourageant pour les retraités québécois
 (Article de Jean-François Cloutier, Journal de Québec, 18 décembre 2012)

Au moment où les ministres des Finances provinciaux rencontrent leur homologue fédéral pour trois jours à Ottawa, des groupes militent pour l'augmentation des cotisations à la Régie des rentes du Québec (RRQ) parce que les Québécois ne mettent pas assez d'argent de côté d'eux-mêmes pour assurer leurs vieux jours.

Selon Tyler Meredith, directeur de recherche à l'Institut de recherche en politiques publiques (IRPP), la génération X se dirige vers une retraite difficile si on ne contraint pas les gens à mettre plus de côté dans un bas de laine contrôlé par le gouvernement.

« Les baby-boomers sont bien protégés pour leur retraite, a-t-il commenté. Ils ont eu une bonne vie sur le marché du travail. Mais les salaires en termes réels n'ont pas changé depuis 20 à 25 ans. Ajoutez à ça le fait que les gens vivent de plus en plus vieux, et que les soins de santé coûtent de plus en plus cher, et les problèmes s'amplifient. »

Solution

Même les baby-boomers ne sont pas à l'abri d'un appauvrissement, selon lui. D'après les projections d'une étude de l'IRPP, la moitié des Canadiens à revenu moyen nés entre 1945 et 1970 subiront une baisse d'au moins 25 % de leur niveau de vie à leur départ à la retraite.

La solution, selon M. Meredith ? Augmenter les ponctions dans le chèque de paie des travailleurs pour cotiser à la RRQ (ou dans le reste du Canada son équivalent), le Régime de pension du Canada (RPC), et hausser la contribution de l'employeur à la rente de retraite de l'employé. « En forçant les gens à épargner plus, on va prévenir bien des problèmes à la retraite » a-t-il affirmé.

Nouvelle taxe

Les gens vont s'habituer à dépenser moins chaque semaine, selon lui, en limitant leur appétit de dépenses discrétionnaires, ce qu'ils ne sont pas capables de faire en ce moment.

La mesure, proposée par l'Ontario, a été rejetée par le ministre des Finances, Jim Flaherty, qui l'assimile à une sorte de nouvelle taxe pour les entreprises. « Il faut éviter d'ajouter un autre fardeau sur les épaules des employeurs et de mettre en péril les perspectives d'emplois pour les Canadiens », a indiqué le ministre Flaherty.

À plus long terme, toutefois, Ottawa ne serait pas fermé à l'idée de discuter de certaines modifications, incluant la hausse graduelle des cotisations, lorsque l'économie reprendra du poil de la bête.

 RENCONTRE DES MINISTRES DES FINANCES

Les ministres des Finances du pays, qui se rencontraient lundi (17 décembre) au Lac Meech, près de Chelsea, en Outaouais n'ont pas réussi à s'entendre sur la question du régime des pensions de retraite.

La population vieillit et les statistiques sont inquiétantes. Les ministres ont donc débattu d'une possible hausse des contributions des employeurs et des travailleurs aux régimes de pensions publics du pays.

« Beaucoup de Canadiens n'épargnent pas assez en prévision de la retraite», a dit le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty.

Les provinces semblent d'accord avec l'idée d'une hausse des cotisations, mais le Québec refuse de faire cavalier seul.

« Il n'est pas question d'aller de l'avant seul, ça prend une entente », a tranché Nicolas Marceau, le ministre des Finances et de l'Économie du Québec.

Pour modifier le régime de pension du Canada, une majorité de provinces représentant les deux tiers de la population doivent être d'accord.

Si l'Ontario soutient que le temps est venu de hausser les cotisations, plusieurs craignent des répercussions négatives.

Des regroupements d'employeurs estiment qu'une augmentation nuirait à la création d'emplois, ce qui est possible à court terme, a reconnu Nicolas Marceau.

« Quand on demande aux employés et employeurs de mettre plus de dollars de côté, ça a un effet
bénéfique à long terme, mais effectivement, à court terme, il y a des impacts sur l'emploi, a-t-il dit. Il faut trouver l'équilibre entre ces deux effets-là. »

Puisque les ministres ne sont pas parvenus à une entente, les décisions sont reportées au mois de juin, le temps de voir comment l'évolution de l'économie.

Projet de loi

En marge de la rencontre fédérale-provinciale des ministres des Finances, Nicolas Marceau a indiqué que le gouvernement du Québec déposera au printemps 2013 un projet de loi afin de mettre en œuvre les nouveaux régimes volontaires d'épargne-retraite.

« La mise en œuvre des régimes volontaires d'épargne-retraite facilitera l'épargne et permettra à tous les travailleurs d'avoir accès à un régime de retraite collectif  », a indiqué le ministre.

Le ministre Marceau a par ailleurs rappelé que la part fédérale du financement des dépenses en santé des provinces est actuellement de 21 %, « un pourcentage bien en deçà de la part initiale de 50 % établie lors de la mise en place des systèmes de santé au Canada ».

« La position du Québec à cet égard est de voir la part du financement fédéral en santé augmenter graduellement à 25 % d'ici dix ans », a-t-il dit.

Quant au nouveau plan fédéral en matière d'infrastructure prévu à compter de 2014, le ministre a indiqué que son gouvernement souhaite recevoir sa part sous la forme d'un transfert «en bloc» dans le respect de ses priorités et de ses compétences.

L’opposition libérale s’est empressée de décrier ce qu’elle qualifie de « manque de leadership » de Nicolas Marceau.

« Le ministre […] doit préciser sa position sur la bonification des cotisations (au régime de retraite), car les impacts sur l'économie et surtout sur les emplois pourraient être dévastateurs alors que la reprise est fragile, a dit le porte-parole en matière de Finances, Raymond Bachand. Sur les transferts en santé, il ne semble pas avoir pris le flambeau et n'a pas défendu les intérêts du Québec. »

Puisque les ministres ne sont pas parvenus à une entente, les décisions sont reportées au moins de juin 2013, le temps de voir comment va évoluer l'économie.

RD

 

Les pensions - l'ajustement des rentes en 2013


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ATTENTION! ATTENTION! ATTENTION!



Les rentes du Régime de rentes du Québec augmentent de 1,8 % en 2013

À partir du 31 janvier 2013, vos paiements seront rajustés pour tenir compte de cette indexation annuelle en fonction du coût de la vie. Consultez la section Le Régime en chiffres pour connaître les données de base du Régime et les montants maximaux des rentes qui seront versées en 2013. 

Le Soutien aux enfants du Québec augmente en 2013

Bonne nouvelle pour les familles! Les sommes versées pour le Soutien aux enfants augmenteront de 2,48 % dès le 1er janvier 2013.

Le RREGOP

Le RREGOP (Le régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics) n'a pas encore fait connaître son taux d'indexation pour 2013. Il sera sûrement dans les mêmes ordres de grandeur que la RRQ ou les prestations fédérales, soit d'environ 1,8 %.

Les prestations fédérales augmentent de 1,8%

 Le gouvernement fédéral a annoncé lundi l'indexation qui sera appliquée le 1er janvier prochain aux prestations du Régime de pensions du Canada et de la Sécurité de la vieillesse.

 Les retraités qui touchent une rente du Régime de pensions du Canada (RPC) verront leurs prestations augmenter de 1,8%, le 1er janvier prochain, alors que la hausse appliquée à la prestation de la Sécurité de la vieillesse (SV) augmentera de 0,2%.


La prestation maximale du Régime de pensions du Canada atteindra 1012,50$ par mois pour les nouveaux prestataires, alors que celle de la Sécurité de la vieillesse sera d’un maximum de 546,07$ par mois. 

Les prestations du RPC sont révisées une fois par année en janvier, en fonction de l'indice des prix à la consommation. La révision porte sur une période de 12 mois terminée en octobre.

Pour leur part, les prestations de la SV, qui comprennent le Supplément de revenu garanti (SRG) et les allocations, sont révisées à tous les trimestres, soit en janvier, en avril, en juillet et en octobre, également en fonction de la hausse du coût de la vie.

La prestation maximale du RPC atteindra 1012,50$ par mois pour les nouveaux prestataires, alors que celle de la SV sera d'un maximum de 546,07$ par mois.

Le SRG et les allocations procurent un revenu supplémentaire aux retraités à faible revenu, à leur conjoint de droit ou de fait ainsi qu'à leurs survivants admissibles

La Régie des rentes du Québec avait annoncé la semaine dernière une indexation des prestations de même ampleur, pour un même montant maximal de prestations.

 RD

 

Jean Charest a quitté la vie politique le 6 septembre 2012


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 Au gouvernement minoritaire péquiste, il a souhaité du « succès », assortissant ce souhait au vœu que les différents partis présents au salon bleu sachent « emprunter le chemin de la coopération ».</div>
(Article d'Antoine Robitaille, Le  Devoir, 6 sept. 2012)

Jean Charest quitte la vie politique

« Pendant plus de neuf ans, j’aurai brulé d'un feu constant »

Au gouvernement minoritaire péquiste, il a souhaité du « succès », assortissant ce souhait au vœu que les différents partis présents au salon bleu sachent « emprunter le chemin de la coopération ».

 Québec — Après neuf ans au pouvoir et 14 ans à la tête du Parti libéral du Québec, Jean Charest quittera la vie politique la semaine prochaine, dès que Pauline Marois aura formé son gouvernement.

Avec émotion et solennité, l’homme de 54 ans en a fait l’annonce mercredi dans le hall du Parlement, où se trouvaient, émus, la plupart des membres du conseil des ministres et leur personnel. Battu dans son propre comté mardi soir pour la première fois depuis novembre 1998, chassé du gouvernement par l’élection d’un gouvernement minoritaire péquiste, il a raconté avoir pris cette décision avec sa famille. Et ce fut « unanime », a-t-il spécifié. Père de trois enfants, M. Charest deviendra grand-père dans quelques mois et il a dit vouloir « tourner une page », « après 28 ans de service public ». Pendant la campagne, il avait révélé que ses proches, à Noël, lui avaient demandé de quitter la politique. C’est d’ailleurs au moment où il a remercié ces derniers qu’il a eu un rare moment d’émotion. « Ils m’ont accompagné dans tout ce que j’ai fait avec beaucoup d’amour et de patience », a-t-il souligné.

M. Charest, qui était devenu premier ministre du Québec le 14 avril 2003, a répété à plusieurs reprises qu’il a raffolé occuper cette fonction ; soutenant avoir apprécié « chaque jour » de ses mandats, incluant « les plus difficiles ». « Pendant plus de neuf ans, j’aurai brûlé d’un feu constant », a-t-il insisté, ponctuant son allocution en remerciant la population de lui avoir accordé le « privilège » d’avoir été son premier ministre.


Douce revanche

Les résultats obtenus mardi par le PLQ « n’étaient pas à la hauteur de ce que [son entourage et lui auraient] souhaité », a-t-il concédé. Il s’est cependant félicité de sa « forte campagne ». Bien que relégué au rang d’opposition officielle, le PLQ a terminé « à moins de 1 % » de ses principaux adversaires pour ce qui est du pourcentage de vote, remportant 50 des 125 sièges du Parlement. Sur le ton de la douce revanche, il a lancé : « Nous avons fait mentir les analystes et… devinez qui ? Les sondeurs. Ah, les sondeurs ! »

Au gouvernement minoritaire péquiste, il a souhaité du « succès », assortissant ce souhait au voeu que les différents partis présents au salon bleu sachent « emprunter le chemin de la coopération ».

Éléments de bilan

« Je n’ai pas tout réussi », a admis le politicien, qui s’est par exemple limité à dire qu’en santé - thème clé de sa victoire de 2003 - d'« importants progrès » avaient été faits. Il s’est montré plus « fier » et disert au sujet de l’économie, affirmant que le Québec avait obtenu « l’une des meilleures performances au monde pendant la crise économique et financière ». Il a insisté au reste sur l’ouverture d’un « nouvel espace économique », coeur de son aggiornamento de l’été 2007, lequel comprenait l’entente de reconnaissance mutuelle entre le Québec et la France ; le projet d’accord de libre-échange canado-européen, ainsi que le Plan Nord. À propos de ce dernier, il a eu cette injonction : « Le gouvernement qui nous succédera doit absolument poursuivre le déploiement du Plan Nord pour le bénéfice des générations futures et de tous les Québécois. »

Quant aux finances publiques, M. Charest a soutenu les laisser en ordre, puisque le Québec, selon lui, « atteindra l’équilibre financier dans quelques mois ». La dette, qui a crû considérablement sous ses gouvernements, sera « contrôlée » et « remboursée » avec le Fonds des générations, a-t-il affirmé ; clin d’oeil au PQ, qui a promis d’abolir cet outil créé en 2006.

Au chapitre des politiques sociales, Jean Charest s’est aussi dit fier de son bilan, notamment de l’aide apportée aux familles québécoises, qui a contribué, selon lui, à permettre à plus de femmes de faire « le choix de travailler ».


Chapeau à la fonction publique

Jean Charest soutenait en 1998 que le Québec en « avait assez fait pour la gloire de l’État ». En 2002, il dénonçait l’État québécois « tentaculaire et obèse » qui se perdait « dans une montagne de paperasse, de programmes, qui est incapable d’offrir des services de qualité ». Hier, en quittant son poste, contraste ! Il a tenu à rendre hommage de manière sentie à la fonction publique québécoise qui, « à tous les niveaux, est une des meilleures fonctions publiques au monde. Et cela fait une différence dans la vie d’une société ». Alors que la Coalition avenir Québec tient un discours rappelant celui du chef libéral de 2002, M. Charest a tenu à dire que le Québec est privilégié d’avoir une fonction publique développée et que « cela fait une grande différence dans la vie de notre société ».

Gratitude des ministres

Avant la dernière réunion du conseil des ministres mercredi, plusieurs libéraux ont rendu hommage à leur chef. Réélu dans Jean-Talon, le ministre de la Santé Yves Bolduc a soutenu que dans 20 ans, l’héritage de M. Charest sera considéré aussi important que ceux de Jean Lesage et de Robert Bourassa.

La marraine politique de M. Charest, Monique Gagnon-Tremblay, a insisté sur la maestria de M. Charest à l’international, une scène où M. Charest pourrait s’illustrer, a-t-elle noté. « Mais il pourrait à peu près n’importe quoi », a-t-elle ajouté. La présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne, croit que M. Charest n’a pas nécessairement mis une croix sur la politique : « En politique, on ne peut jamais dire jamais. […] Il a encore de très grands projets à réaliser. » La politicienne a déploré que M. Charest ait eu à traverser « des moments extrêmement difficiles » en raison d’attaques « injustifiées », « trop sévères ». « Il a contribué à bâtir ce que nous sommes aujourd’hui », a-t-elle affirmé.

Au bord des larmes, le ministre des Ressources naturelles Clément Gignac, battu dans Taschereau mardi, a eu ces mots : « Quand tu es un papa ou un grand-papa, le bébé, tu ne le donnes pas à n’importe qui. Et moi, qu’il m’ait confié son petit bébé, le Plan Nord - qui a grandi plus vite qu’on ne l’avait prévu, c’est vrai - pour moi, ce fut tout un honneur. »

***

Quelques repères des trois mandats de Jean Charest


Premier mandat (2003-2007)

2003 : Annonce de la création du Conseil de la fédération
2004 : Démission de Marc Bellemare ; Référendum sur les défusions municipales ; Le projet de centrale thermique du Suroît est annulé.
2005 : Grève étudiante ; Démission d’Yves Séguin.
2006 : Projet de privatisation du Mont-Orford ; Création du fonds des générations ; Règlement de l’équité salariale des employés de l’État.

Second mandat minoritaire (2007)

2007 : Formation d’un cabinet paritaire hommes-femmes
2007-2008 : Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles
(Bouchard-Taylor)
2008 : Démission de Philippe Couillard

Troisième mandat (2008-2012)

2009 : Démission de Monique Jérôme-Forget
2010-2011 : Commission Bastarache
2010 : Tony Tomassi est expulsé du caucus ; La vente d’Énergie NB à Hydro-Québec est annulée ; Légalisation des écoles passerelles (adoption du projet de loi 115 sous bâillon) ; Démission de Jacques Dupuis ; Démission et décès de Claude Béchard ; Une pétition anti-Charest recueille près de 250 000 signatures ; Adoption d’un code d’éthique, Jean Charest renonce à son salaire de 75 000 $, versé secrètement par le PLQ depuis 1998.
2011 : Controverse du gaz de schiste ; Le Plan Nord est dévoilé ; Démission de Nathalie Normandeau ; Démission de David Whissell ; Création de la commission Charbonneau.
2012 : Grève étudiante, démission de Line Beauchamp.

Longévité en poste (1867-2012) : Jean Charest est 5e

1- Maurice Duplessis (Union nationale) : 18 ans, 3 mois (1936-1939/1944-1959)
2- Louis-Alexandre Taschereau (Parti libéral) : 15 ans, 11 mois (1920-1936)
3- Lomer Gouin (Parti libéral) : 15 ans, 3 mois (1905-1920)
4- Robert Bourassa (Parti libéral) : 14 ans, 8 mois (1970-1976/1985-1994)
5- Jean Charest (Parti libéral) : 9 ans, 4 mois (2003-2012)

COMMENTAIRE DE PHILOMAGE

Pour tous ceux et celles qui croyaient en Jean Charest, le jour de sa démission a été perçu comme une grande perte pour le Québec.

Quand on voit les bavures et l'absence de probité et de transparence du nouveau gouvernement Marois, on se demande où se trouvait le flair légendaire des Québécois lorsqu'ils ont cautionné par leurs votes l'élection de ce gouvernement. Élire un pareil non-sens, c'est reculer en arrière au temps de la petite politique des dernières années de l'Union Nationale, de la fin décennie 60. 

Non seulement, ce nouveau gouvernement minoritaire copie ou poursuit les politiques de l'ancien gouvernement libéral, mais il les copie « tout croche », accumulant bêtises après bêtises. Tout récemment, lors d'une visite de reconnaissance à New York, le plan Nord, tant décrié par Mme Marois est redevenu le fer de lance pour le développement économique du Québec. Les reculs sur les prises de position du PQ ne se comptent plus. C'est le temps qui a manqué!

Alors, pourquoi avoir changé de gouvernement ? Toute la question est là. 

M. Charest, suite à sa réélection, en s'appuyant sur son expérience et sa volonté de réussite, aurait pu recomposer son Cabinet et relancer à peu de frais toute la machine gouvernementale lui donnant une nouvelle impulsion vers un avenir meilleur pour le Québec.

Toutefois, je demeure convaincu qu'il continue de suivre de très près nos préoccupations à nous tous auprès des principales instances du Parti libéral. Il sera encore de la partie lors du choix des nouveaux dirigeants et servira en tant que personne ressource au plan de l'ajustement des politiques préconisées par le Parti libéral. Après tout, il a laissé un Parti bien en place et en bonne santé financière. C'est tout un exploit après les multiples campagnes de salissage qu'il a subi au cours des dernières années.

Il a fait ses adieux à la politique, mais je suis sûr qu'il aura encore son mot à dire, dans un futur rapproché. 

 RD
 
BON BYE BYE, M. CHAREST!
 





CHACUN SON TOUR DANS LA VIE!

 

Élection générale québécoise de 2012




Déroulement de l’élection générale québécoise de 2012

L'élection générale québécoise de 2012 a eu lieu le 4 septembre 2012. Elle a élu les députés de la 40e législature de l'Assemblée nationale du Québec.

Le Québec élit un gouvernement minoritaire du Parti québécois et Pauline Marois devient la première femme première ministre du Québec.
Déclenchement des élections

Le 11 juillet 2012, le quotidien montréalais La Presse annonce que l'élection générale aurait lieu le 4 septembre 2012. Le contexte québécois (Grève étudiante, Commission Charbonneau, etc.) aurait été la cause de l'anticipation des élections. Le 1er août 2012, Jean Charest confirme les rumeurs et demande la dissolution du parlement provincial et la tenue d'élections législatives anticipées.

Après trois mandats à la tête du Québec, bon nombre d'observateurs de la scène politique québécoise estiment que le premier ministre Charest prend un pari risqué en déclenchant des élections 15 mois avant la fin théorique de son mandat, en décembre 2013. Le gouvernement sortant est affaibli par un taux d'insatisfaction record de plus de 70 % depuis plusieurs mois. Pour remporter un quatrième mandat consécutif — ce qui égalerait la performance de Maurice Duplessis entre 1944 et 1959 —, il doit regagner la confiance de l'électorat francophone pour se faufiler entre le Parti québécois de Pauline Marois et la Coalition avenir Québec, un nouveau parti politique, fondé par l'ex-péquiste François Legault et héritier de la défunte Action démocratique du Québec, le parti de centre-droit de Mario Dumont.

Partis politiques

Le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, a décidé de faire de la stabilité et du maintien de l'ordre établi son thème en début de campagne. Contesté par des manifestants qui s'opposent à la hausse des frais de scolarité et à la loi 12, le premier ministre sortant a organisé sa première conférence électorale sur le tarmac de l'aéroport international Jean-Lesage de Québec, plutôt qu'au domaine Cataraqui, qui avait été réservé la semaine précédant le déclenchement de l'élection.
M. Charest s'en remet à la « majorité silencieuse », qui selon lui approuve sa façon de gouverner et de ne pas abdiquer « ses responsabilités face à la rue », et se défend d'avoir déclenché des élections en août, avant la reprise des travaux de la Commission Charbonneau et affirme qu'il n'a pas de leçon à recevoir en matière de probité5.

Le Parti libéral du Québec compte aussi sur le vote des électeurs anglophones. Dès le début de la campagne, M. Charest déclare à ceux qui seraient tentés de s'abstenir en raison de la performance étique du gouvernement d'exercer leur droit de vote pour son parti, assimilant leur abstention à un vote en faveur d'un référendum sur la souveraineté du Québec7.

Parti québécois

Le Parti québécois, qui forme l'opposition officielle depuis 2008, compte tirer profit de « l'usure et de la corruption » du gouvernement libéral au pouvoir depuis 2003. Se présentant comme le parti de « l'honnêteté », la chef péquiste Pauline Marois oppose la vision économique et nationale de ses adversaires libéraux et caquistes à celle de sa formation politique, axée sur les thèmes de « s'affirmer, s'enrichir, s'entraider ».

En avance dans les sondages, le Parti québécois affirme qu'il cherche d'abord un mandat pour gouverner et non seulement pour organiser un nouveau référendum sur le statut politique du Québec, bien que cette question demeure un fondement du parti : « Nous préférons, nous souhaitons, nous désirons un pays », rappelait Mme Marois le 1er août.

Coalition avenir Québec

À l'occasion de la première campagne de son histoire, la CAQ articule un message axé sur le thème du changement. Le chef du parti et ancien ministre péquiste François Legault insiste sur un nationalisme économique qui passe par un changement de mission de la Caisse de dépôt et placement du Québec, l'exploitation des ressources naturelles « au bénéfice de l'ensemble des Québécois » et la lutte contre l'influence des syndicats et autres bureaucrates qui résistent au changement notamment dans les commissions scolaires, dans le système de santé et à Hydro-Québec.

Option nationale

Le parti Option nationale entend mener la première campagne de son histoire sur le thème de la souveraineté du Québec. Pour Jean-Martin Aussant, le chef de ce nouveau parti fondé en 2011, « tous les problèmes qui vont être énumérés lors de la campagne électorale seraient mieux réglés si le Québec était souverain ». Lors du lancement de sa campagne à Nicolet, Aussant a reçu l'appui du député indépendant Pierre Curzi, qui ne sollicitera toutefois pas un second mandat lors de l'élection de 2012. Les priorités du programme d'Option nationale seront la nationalisation des ressources naturelles, la gratuité scolaire et l’instauration d’élections à date fixe incorporant un mode de scrutin proportionnel.

Option nationale veut également augmenter la participation des jeunes dans le processus politique, soulignant que son équipe de candidats sera la plus jeune parmi celles des grands partis en lice. L'ancien député péquiste admet que la campagne de son parti sera plus modeste que celle de ses adversaires, une lacune qu'il comblera par une présence accrue sur le terrain et les médias sociaux.

Dans le cadre de la campagne électorale, Option nationale s'est entendue avec Québec solidaire pour que ces derniers ne présentent pas de candidat dans Nicolet-Bécancour afin de faciliter l'élection de Jean-Martin Aussant. En échange, Option nationale ne présente pas de candidat dans Gouin, circonscription de la coporte-parole de Québec solidaire Françoise David.

Québec solidaire

Pour sa troisième campagne électorale, Québec solidaire a pour objectif d'augmenter sa représentation à l'Assemblée nationale et de faire une percée à l'extérieur de Montréal. Les deux porte-parole du parti, Amir Khadir et Françoise David, affirment que la présence de leur formation politique est nécessaire au bon fonctionnement de la démocratie et qu'« une quinzaine de circonscriptions » seront ciblées au cours de la campagne.

Le parti de gauche, qui fera campagne avec le slogan « Debout », veut axer sa campagne sur cinq thèmes : l'éducation gratuite, la protection des ressources naturelles, les transports électriques, les retraites et l'indépendance du Québec.

Québec solidaire ne présente pas de candidat dans Nicolet-Bécancour, circonscription du chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant. En échange, Option nationale ne présente pas de candidat dans la circonscription de Gouin, où se présente la coporte-parole de Québec solidaire Françoise David.

Enjeux

Avenir politique du Québec

La question de l'avenir politique du Québec est un enjeu de la campagne électorale. Avec deux autres partis — Québec solidaire et Option nationale — qui affichent clairement leur position en faveur de la souveraineté du Québec, le Parti québécois, porteur historique de cet enjeu, propose une stratégie afin de rapatrier des compétences et des budgets actuellement exercées par le gouvernement fédéral.

Dans une entrevue au Globe and Mail de Toronto quelques jours avant le déclenchement de la campagne, le porte-parole péquiste en matière d'affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville, a expliqué que son parti désirait exercer l'ensemble des compétences dans les domaines de l'assurance-emploi, des communications et du développement économique régional en plus d'exiger que les politiques linguistiques québécoises s'appliquent partout au Québec, y compris dans les domaines de compétence fédérale.

Économie

L'économie québécoise demeure relativement robuste malgré les soubresauts de la crise économique mondiale de 2008. Depuis 2006, le taux de chômage fluctue autour d'une moyenne de 7,5 %, après un sommet à 8,5 % en 2009. En juin 2012, le taux de chômage désaisonnalisé au Québec s'établissait à 7,7 %.

Jean Charest, qui veut faire de l'économie son principal cheval de bataille a promis la création de 250 000 emplois et la réduction du taux de chômage à 6 % au cours d'un prochain mandat libéral. Dans un document rendu public au second jour de la campagne et qualifié de « mince » par la presse, le PLQ compte en outre «assurer le rayonnement de notre métropole» et stimuler l’emploi, notamment chez les travailleurs «expérimentés» par une série de mesures à être annoncées plus tard. Commentant l'annonce, le rédacteur en chef de Jobboom, Éric Grenier, fait toutefois remarquer que l'économie québécoise a ajouté 237 000 emplois entre 2003 et 2008 pour une croissance annuelle de 1,25 %. Cette performance est toutefois inférieure à l'Ontario qui avait enregistré une croissance de 1,43 % durant la même période. Les prévisions économiques du mouvement Desjardins et d'Emploi-Québec prévoient d'ailleurs que de 45 000 nouveaux emplois seront créés en 2012. Les prévisionnistes des deux institutions prévoient d'ailleurs l'atteinte d'un taux de chômage de 6 % d'ici 5 ans, ce qui en fait une promesse peu risquée.

Finances publiques

Au cours des neuf années du gouvernement Charest, la dette brute du Québec a augmenté un peu plus rapidement que l'inflation, passant de 53,1 % à 55,8 % du produit intérieur brut (PIB). Durant la même période, la dette représentant les déficits cumulés du gouvernement, exprimée en pourcentage du PIB, est demeurée relativement stable à 34,5 % et s'établissait à 119,5 milliards $ en 2012. Les économistes des grandes institutions financières québécoises estiment que la dette publique est « très élevée » mais que ce problème n'est « pas trop préoccupant présentement », compte tenu des bas taux d'intérêts sur les marchés obligataires. François Desjardins, économiste au Mouvement Desjardins, estime toutefois que cette dette limite la marge de manœuvre du gouvernement.

Éducation

Principal thème de l'actualité au cours des six premiers mois de 2012, la question des droits de scolarité dans les universités québécoises a fait l'objet d'engagements de tous les partis d'opposition dès les premiers jours de la campagne électorale. Seul le Parti libéral du Québec entend maintenir de la hausse qui a provoqué une série de débrayages dans les cégeps et universités et de la loi 78 qui impose le retour en classe et limite le droit de manifester. Dès le premier jour de la campagne, le chef libéral a dit jurer qu'il irait de l'avant avec cette mesure de son programme malgré les manifestations.
Le 2 août, le Parti québécois indique qu'il prendra trois mesures pour répondre aux revendications étudiantes. S'il est porté au pouvoir, le PQ annulerait la hausse de 1778 $ sur 7 ans, abrogerait la loi 78 et convoquerait un sommet sur l'enseignement supérieur dans les 100 jours de l'élection.

La CAQ dit faire de l'éducation une « priorité absolue ». François Legault a soutenu qu'il est plus essentiel de renforcer l'enseignement primaire et secondaire que de maintenir les droits de scolarité à leur niveau actuel. L'ex-ministre de l'Éducation a demandé aux étudiants grévistes de retourner en classe à la mi-août et leur propose une hausse des droits de scolarité de 1 000 dollars sur 5 ans, en échange d'une bonification de l'aide financière aux étudiants.
Intégrité et gouvernance

Le dernier mandat du gouvernement sortant a été difficile sur le front de l'intégrité de la classe politique. Les révélations des journalistes d'enquête et de l'opposition sur les Centres de la petite enfance, la nomination des juges, le financement des partis politiques et la collusion et la corruption dans le secteur des travaux publics ont régulièrement défrayé la manchette depuis 2009 et forcé le premier ministre à congédier un ministre et à former deux commissions d'enquête.

Néanmoins, le chef libéral, Jean Charest, estime que son gouvernement a fait du bon travail pour enrayer ces phénomène et s'accorde une note de 8⁄10 à ce chapitre. Il rappelle la création de l'Unité permanente anticorruption, les modifications à la loi sur le financement des partis politiques et des mesures pour contrer la fraude dans l'industrie de la construction.

De son côté, la CAQ propose la création du regroupement des activités des commissaires au lobbyisme et de celui à l'éthique et à la déontologie au sein d'un commissaire à l'intégrité de la vie publique, amender la loi sur le lobbyisme pour interdire toute activité d'influençage entre la publication d'un appel d'offres et l'octroi d'un contrat, limiter les contributions politiques à 100 $ par année par parti politique, en plus de donner aux maires la possibilité d'annuler un appel d'offres si les prix demandés sont trop élevés.

François Legault a toutefois dû répondre aux questions pointues des journalistes sur différentes irrégularités entourant son parti comme la citation à procès de son candidat-vedette, le Dr Gaétan Barrette, pour lobbyisme illégal, l'implication présumée du secrétaire-trésorier du parti dans un scandale immobilier à Montréal ou des irrégularités dans la liste des donateurs du parti, soulevées par le Parti libéral.


RD

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