samedi, novembre 28, 2015

 

C'est le temps de placer un parent âgé. Comment le faire ?

Article de Ghislain Larochelle, Mercredi, 25 nov. 2015, Journal de Québec. 
La baisse de vitalité ou l’état de santé d’un parent vous inquiète et toutes les préoccupations de la maison qui sont présentes?

Vos parents vieillissent et vous vous demandez si vous devriez les placer dans une résidence pour personnes âgées ou leur trouver de l’aide à la maison. Pas facile de répondre, car souvent les parents ont des idées bien arrêtées et ne veulent pas en déroger.

Osez soulever la possibilité d’un placement aux parents même si cela cause des angoisses. Votre culpabilité n’est guère utile ici. Faites preuve de compassion et de délicatesse, sans les bousculer abruptement. Agissez avec toute la reconnaissance et l’amour que vous ressentez pour eux. Rappelez-vous que vous vieillirez un jour, vous aussi!

Les attitudes

Les attitudes varient: certains sont frustrés, d’autres se réjouissent que vous preniez l’initiative et vous seront reconnaissants une fois déménagés. Insistez sur les bénéfices qu’ils en tireront. Gardez leur attention sur l’aspect positif. Bref, ouvrez tôt la discussion pour leur laisser le temps d’apprivoiser un nouveau style de vie. Rendez-vous à l’évidence et entreprenez les démarches parfois très longues et complexes vu la rareté des places disponibles dans certaines régions. Invitez-les à vous accompagner lors des visites afin qu’ils puissent se faire une idée juste des lieux.

5 conseils pour vous aider

1) Pour les besoins actuels pendant que les aînés vivent encore chez eux, presque partout maintenant sont disponibles des boutiques d’appareils adaptés, de services de popote roulante et des activités en centres de jour.
2) Évaluez la situation: demandez l’aide du CLSC ou d’un travailleur social privé. Les besoins diffèrent selon qu’un parent vieillit, est simplement en perte d’autonomie, est atteint d’Alzheimer ou a un handicap physique plus ou moins lourd.
3) Proximité: si vos visites sont nécessaires régulièrement auprès de votre parent, songez à un lieu proche de votre travail ou domicile. Charité bien ordonnée commence par soi-même! Évitez un lourd mandat auprès d’eux, que vous regretteriez et qui risquerait d’empoisonner votre propre existence.
4) Divers types d’hébergement existent, selon la condition physique et l’état mental:
  • Un CHSLD pour ceux qui nécessitent une assistance assidue (minimum de 3 heures de soins ou d’assistance par jour). Dans un tel cas, il faut se référer d’abord au CLSC.
  • Une résidence d’accueil pour aînés sera idéale si votre parent s’ennuie, perd l’intérêt de bien se nourrir ou manque de force pour entretenir son logis ou faire ses courses. De plus, il bénéficiera de la présence sur place de personnel médical, d’un programme d’activités et de repas habituellement équilibrés. Ce qui ne sert pas s’atrophie; sortez-le de sa solitude pour prolonger sa santé mentale et son autonomie. Les coûts varient de 1500 $ à 3500 $ par mois.
5) Maintenez le lien. Une fois qu’il est installé, ne l’abandonnez pas, poursuivez les contacts comme auparavant. Pensez à l’inviter, que ce soit à Pâques, dans le temps des Fêtes, aux anniversaires ou pour un séjour au chalet. Gardez en tête qu’il n’a que changé d’adresse et n’est pas «mis au rancart»!
Gardez à l’esprit que l’important est d’assurer sa sécurité et son confort.

COMMENTAIRE DE PHILOMAGE

Tout cela demande beaucoup de doigté, comme on peut voir.

RD



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