dimanche, juin 03, 2007

 

En vieillissant, y-a-t-il un espoir d’avenir?

L’attitude face aux aléas de la vie est déterminante pour asseoir sa longévité.

Tous les jours, on rencontre plein de gens qui n’ont plus d’espoir, qui regardent la vie courante comme un sursis, une prolongation de l’inévitable, soit la mort.

L’apprentissage de la vie est long. Dès le début de l’existence, l’homme doit reconnaître son impuissance à survivre seul. Ses parents et toutes les ressources de la société sont nécessaires pour atteindre l’âge adulte. Même rendu à l’âge adulte, il ne saurait survivre seul. L’espèce humaine est nécessairement grégaire.

Que ce soit pour le bébé naissant, l’adolescent, le jeune adulte, l’homme mature ou le vieillard, toutes les phases de la vie sont remplies d’incertitudes, d’aléas qui font en sorte que la durée de la vie et surtout sa qualité sont des objets de spéculation et soumis à toutes sortes de risques.

Quand on sent s’accumuler le poids des ans, on prend encore plus conscience de notre fragilité et de notre précarité, alors que les lendemains deviennent moins sûrs et que les jours s’amenuisent. Si la maladie prend le dessus, alors le regard devient inquiet et se fixe encore plus longtemps au loin. C’est souvent un passage où la vie est perçue comme aléatoire, sans balise et sans espoir de futur. Que l’on ait foi ou pas dans un au-delà, l’esprit humain demeure préoccupé par ses chances réelles de survie à plus court terme. Pour beaucoup de personnes, c’est un moment d’appréhension et d’angoisse parce qu’ils ne savent plus ce qui va leur arriver. Ils ont perdu ce sentiment d’éternité et d’insouciance que donne la jeunesse. Pour eux, la vie devient encore plus précieuse et hors de la vie, il n’y a plus rien de sûr. La fin de l’existence devient une véritable catastrophe pour l’individu qui n’a pu l’apprivoiser.

Mais, est-ce bien ainsi que tout cela se passe dans la réalité? Pour chaque individu, il y a toutes sortes de scénarios possibles. Il y a le pire comme le meilleur. En fait, heureusement pour nous, rien ne se passe habituellement comme on se l’imagine. Mieux vaut alors prendre notre quotidien comme une certitude et le lendemain comme le plus grand bonheur qui peut nous arriver.

L’attitude face à la vie est un élément fondamental à considérer dans tout cela. Il y a des individus qui ont vécu les pires extrêmes, qui s’en sont sortis et qui sont devenus plus forts. D’autres, sur de petits riens vont trébucher et oublier de vivre leur vie de tous les jours. Alors comment réagir? Finalement, le meilleur juge face à la vie et à la mort devrait être nous seulement, personne d’autre. Et, le meilleur, c’est de laisser la vie s’occuper de la mort.

RD

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