dimanche, décembre 02, 2007

 

Les voies de l'avenir : une préoccupation pour chacun d’entre nous

VOICI UN ARTICLE QUE J'AI ÉCRIT EN LAISSANT VAGABONDER MON ESPRIT.



L'IMAGINAIRE OU LE RÉEL

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, l'homme peut choisir entre différentes réalités. Il est bien connu que l'être humain normal peut se créer des paradis artificiels en se servant de drogues (opium, dérivés d'opium, marijuana, alcool, LSD, etc.). Face à un comportement axé sur les agents chimiques qui modifient les perceptions humaines, l'être humain se crée des moments d'illusions qu'il tente de perpétuer par une répétition de ces pratiques. Y a t il un avenir dans ce genre de comportements? La déchéance physique et psychique qui, à plus ou moins brève échéance, en résulte est une preuve de la non-viabilité d'une telle avenue. Par conséquent, la base de la réalité humaine repose sûrement sur d'autres prémisses. Est-ce l'imaginaire pure? Dans cette voie, la vie contemplative demeure une exception, une expérience qui n'attire pas la majorité des hommes; ce genre d'existence demeure l'apanage de certains philosophes ou de contemplatifs dont l'objet peut appartenir à des sujets religieux ou simplement se définir comme le simple laisser aller. Ce n'est certes là pas une avenue qui peut être considérée comme une avenue souhaitable pour la majorité des hommes.

L'être humain ordinaire qui fait face à son quotidien, quel que soit son statut social reste l'entité qui s'interroge et qui cherche des réponses au-delà de son quotidien. Que voit-il qui puisse l'inspirer au point de transformer ses comportements les plus évolués? Le monde d'aujourd'hui est caractérisé par une consommation d'événements qui mettent sur le même pied le premier pas sur la lune et des actes criminels qui choquent la plupart des gens normaux mais qui occupent le devant de l'actualité.

Historiquement précédé de la photo, l'avènement du cinéma a été une révolution. Une nouvelle technologie est venue révolutionner notre façon de se regarder dans le passé, le présent et le futur. Nous avons créé la civilisation de l'image. Nous connaissions le volume manuscrit, puis imprimé depuis Güttemberg. L'imagination du lecteur y jouait un rôle clé. Les nouveaux supports de la réalité virtuelle ont évolué de la peinture, de la sculpture, de la gravure et de la photographie vers des techniques exigeants plus de sophistication.

Sur le plan des loisirs, nous en sommes rendus maintenant à consommer de plus en plus de produits bâtis à partir des technologies de l'information. Notre monde fini, basé sur le réel de nos sens, se transforme graduellement au profit d'une monde qui appartient à l'imaginaire des hommes et qui s'éloigne de la réalités tout court.

LE TEMPS DES CHOIX

Il est vrai qu'il fût un temps où l'humanité n'avait d'autres choix que de se survivre à elle-même. Aujourd'hui, la survie fait plus que jamais l'objet d'une préoccupation constante chez l'homme. Il y a toujours celle qui, conformément à la tradition ou à l'instinct, demeurent présente sans donner une signification particulière aux gestes posés par la génération génitrice. En revanche, il y a aussi celle qui agit consciemment, en faisant le pari d'un sort meilleur pour l'humanité. Les enfants issus de ces deux courants ne voient pas, à prime abord, la trame ou le drame séculaire qui est le lot de tous les parents du monde. Dans le fond, sommes-nous l'objet de tant de sollicitations que cela quand vient le temps de l'acte de procréation? Pour la très grande majorité d'entre nous, le geste va de soi. On pourrait même dire qu'il procure un sens à l'existence, en plus d'être une source de satisfaction ou de gratification extrêmement importante. Le développement des enfants, la richesse qu'ils apportent à chaque moment de l'existence de l'adulte sont des indicateurs de la puissance des instincts en présence: la survie par la procréation ou l'anéantissement à l'intérieur d'un bref épisode de vieillissement de l'espèce. Pour tout dire, le syndrome de la disparition des dinosaures est toujours présent; l'espèce humaine, dans toute sa grandeur, ne peut échapper aux cataclysmes naturels qui peuvent survenir à tout moment. En fait, sur le long terme, l'être humain dans son cosmos terrestre n'est à l'abri de rien. Alors, que choisir? Une génération d'hommes qui acceptent une vision de l'expérience basée sur vingt-cinq ans de vie active ou aller au-delà et se préoccuper d'un avenir qui n'appartient au conscient d'aucun contemporain.

LE SENS DE LA VIE

Dans un monde où l'individu ne se confond plus avec la collectivité, tout devient impératif. En effet, les aspirations de tout humain sont fondées sur celles de son identité et de sa pérennité. Même dans les régimes les plus totalitaires, il y a toujours un échappatoire pour l'individu qui, finalement, cherche à dicter ses volontés. Le dictateur ou les personnes soumises aux ordres du dictateur n'ont d'horizon que leur propre vie. Comme leur descendance ne leur appartient pas, il faut imposer ses volontés et dépasser le cadre de sa propre vie. Aussi, cherche-t-on à prolonger ses propres volontés au-delà de la mort, en figeant le destin de ses descendants par de multiples moyens, allant du mariage pré arrangé au legs testamentaire dictatorial. Même dans un cadre normal, la volonté de l'ancêtre demeure un tabou difficilement transgressé, connaissant toute l'émotivité rattachée à la personne qui nous a précédé et qui a eu tant d'influence dans notre partie la plus vulnérable de notre existence, l'enfance.

À quoi rime donc le sens de la vie lorsque l'on se remémore les yeux de ses ancêtres en poussière, tout en vivant un présent éphémère en consacrant sa propre existence à élever ses propres descendants qui nous regardent nous aussi vieillir jour après jour. Faut-il y voir une désolation ou un espoir? Qui n'aime pas ses enfants? Bien peu de gens! Comment haïr ceux qui sont issus de notre propre chair et qui sont si proches de nous? Pourtant, un jour, il nous quitteront, comme nous l'avons fait pour se faire une vie à eux et continuer la chaîne de la vie. C'est une loi naturelle qui ne nous pèse pas vraiment quand vient le temps de cette séparation. On dit alors que l'on a bien élevé ses enfants et qu'il est temps de penser à soi-même. Mais, pour combien de temps et pourquoi faire?

Pourtant, les pensées en soi existent et se perpétuent au-delà de l'individu. Les grands musiciens classiques du XIXième siècle n'ont pas tous eu une progéniture à élever. Leur musique demeure cependant. Il en est de même des grands philosophes comme des simples citoyens qui réussissent à capter l'attention de leurs contemporains. L'erreur est peut-être de tout rattacher au moi et à sa perpétuation. Pourtant, que serions-nous sans cette force rattachée au moi profond, qui mobilise des montagnes, qui veut se survivre à tout prix, qui ne veut pas disparaître dans le calme du néant,.....

Doit-on creuser dans l'être humain, au plus profond des forces qui l'incitent à vouloir toujours respirer la vie, quel que soit l'âge? Une grande part de nous-même nous échappe quand nous devons obéir aux impératifs de la Nature qui nous façonne chacun à sa manière, le plus souvent en oubliant nos propres désirs et ambitions. Finalement, le destin est un grand mot quand on le prend au sérieux.

LES MUTATIONS DE CIVILISATION

Comme les individus, les civilisations humaines ont un début, un milieu et une fin. Comme les individus, elles se ressemblent toutes à certains égards, mais on peut aussi dire qu'elles ont toutes été uniques dans leur existence, avec leurs caractéristiques propres. Faut-il y voir comme chaque être humain, un jalon qui fait progresser l'humanité? Rien n'indique, du moins jusqu'à présent, que l'humanité régresse dans son développement. Les progrès sont particulièrement visibles sur le plan technique ou technologique et en accélération, depuis les deux derniers siècles.

La cassure génétique qui métamorphose une espèce et lui réserve un nouveau destin est-elle présente dans toutes les civilisations qui ont existé jusqu'ici sur terre? La réponse est sûrement oui pour nombre d'entre elles. La question fondamentale demeure toujours celle qui poussera l'humanité dans une direction inconnue et qui donnera un sens aux quelques milliards d'individus que nous sommes.

LES MONDES PARALLÈLES

Est-il réaliste de parler de mondes qui vivent parallèlement dans le monde d’aujourd’hui? Il semble qu’en Afrique, en Amérique, en Asie ou en Europe, les gens soient confrontés à une réalité dont les tenants et aboutissants leur échappent. Certains peuvent se dire: je suis né blanc, en Amérique, héritier d’une fortune personnelle, plein de talents que j’ai pu développer à l’université, avec une vie pleine d’agréments. Pour d’autres, supposons en Afrique, la vie prend un tout autre sens: je suis né dans une tribu dont les racines remontent aux premiers millénaires de l’humanité. Ma lignée a réussi à survivre dans une monde ingrat et cruel. Je continue à suivre la lignée de mes ancêtres, je respecte la tradition et je suis heureux auprès des miens. En Europe, maintenant, selon le pays concerné, la réalité sociale bouge et est l’objet de controverses, allant de la guerre civile au respect le plus intégral de la tradition séculaire. Les uns et les autres évoluent dans des sens diamétralement opposés. Qui évoluent véritablement ? une grande question quand on relègue aux oubliettes les milliers d’années accumulées de tradition! Comment concevoir rationnellement un retour au racisme et au génocide après la deuxième guerre mondiale et celles, plus locales, qui ont suivi? Est-il possible pour les gens victimes de violence, que ce soit en raison de leur race, de leur couleur ou de leur religion, de se poser des questions existentielles quand le quotidien n’est fait que d’instants de survie? La personne qui vit ces drames quotidiens à la télévision, vit le frisson de la mort, mais n’est pas véritablement concernée.

Pour nous qui vivons en Amérique du Nord, c’est une nouvelle désastreuse, certes, mais qui fait partie des autres drames quotidiens que l’on vit tous les jours. Quelle civilisation est en mesure d’assurer le continuum de la vie humaine dans un sens progressif? Probablement, toutes, mais avec un momentum qui suit des cheminements chronologiques dont la rationalité nous échappe, du moins pour l’instant.

N’oublions pas cependant que le monde physique dans lequel nous vivons chaque jour rétrécit tous les jours. Les mécanismes de communication, jadis à la merci du pas de l’homme, maintenant, réagissent à la vitesse des satellites qui nous transmettent des informations continues. Les distances physiques perdent de leur importance, au profit de communications instantanées qui ignorent les distances et les obstacles géographiques.

Vivrons-nous dans un univers où tout le monde pourront se retrouver instantanément sur la même longueur d’onde? Internet, un monde à peu près inconnu, il y a encore quelques années, développe un lien nouveau entre tous les hommes, du moins pour ceux qui peuvent se permettre l’accès à ce monde virtuel.

Qu’arrivera-t-il dans quelques années lorsque les gens les plus à l’écart du monde actuel auront accès à la civilisation universelle? Une civilisation qui se fond dans un creuset terrestre et qui s’enrichit à la vitesse de la lumière de l’intelligence humaine. Quel monde parallèle va pouvoir s’imposer quand tous les humains vont pour la première fois se reconnaître universellement semblables!

RD

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