lundi, avril 13, 2009

 

Le troisième âge commence à 27 ans


À VOTRE ATTENTION, un article de Nadielle Kutlu paru sur Cyberpresse.ca qui laisse songeur.
Selon les derniers résultats de la recherche médicale, nous aurions intérêt à exercer notre cerveau très tôt dans la vie. Voici pourquoi.
Si vous pensez que c'est vers 40 ou 50 ans qu'on commence à sentir les effets du vieillissement, détrompez-vous. Une nouvelle étude américaine nous apprend que pour certains aspects, le déclin cognitif débute dès l'âge de 27 ans. Et que c'est à 22 ans que nos capacités mentales atteignent leur seuil maximal.
L'étude, réalisée à l'Université de Virginia et publiée dans le Neurobiology Journal of Aging, a été menée pendant sept ans, auprès de 2000 hommes et femmes, de 18 à 60 ans. Ces personnes, pour la plupart en bonne santé et éduquées, ont dû résoudre un casse-tête visuel, se remémorer certains mots et détails d'une histoire, et identifier des modèles de lettres et symboles. Ce genre d'examens est souvent utilisé pour diagnostiquer un disfonctionnement mental, un déclin cognitif ou une démence.
Résultats: pour les tests de raisonnement, de vitesse et de visualisation dans l'espace, les performances ont commencé à être bien en dessous de la moyenne dès l'âge de 27 ans. La capacité à mémoriser, elle, a décliné à 37 ans.
Quant aux autres tests, des résultats faibles ont été identifiés à partir de 42 ans. Mais, bonne nouvelle, il a été démontré que les habiletés concernant les connaissances, comme le vocabulaire ou la culture générale, sont en hausse jusqu'à 60 ans, au moins.
Le professeur Timothy Salthouse indique, dans son étude, que des traitements pour prévenir la vieillesse devraient commencer plus tôt. Car certaines de nos capacités cognitives déclinent à un jeune âge, même auprès de personnes éduquées et en bonne santé.
Alzheimer : le tsunami
Le Dr Judes Poirier, professeur aux départements de psychiatrie et de médecine de l'Université McGill, directeur du Centre d'études McGill sur le vieillissement et chercheur à l'Institut Douglas, n'est pas surpris par cette étude. «On savait déjà que dès la fin vingtaine et début trentaine, on commence à perdre des neurones. À partir de cet âge là, on perd 4 à 8 % de neurones tous les 10 ans». Ces neurones sont composés de cellules responsables de notre compréhension, de notre mémoire, etc.
Donc, d'un point de vue biologique, si nous vivions jusqu'à 130 ans, nous serions tous atteints de la maladie d'Alzheimer, affirme le Dr Poirier. C'est à partir de 65 ans que se manifeste de façon évidente cette maladie. Mais certaines personnes sont plus à risque. «Il s'agit d'une maladie génétique à 80%. Le reste relève de notre environnement et de notre mode de vie », explique le Dr Poirier.
Comme les baby-boomers viennent de passer le cap des 60 ans, «dans les prochaines années, il y aura une explosion démographique de personnes atteintes d'Alzheimer comme on ne l'a jamais connue dans la société occidentale. C'est un véritable tsunami qui s'en vient», prévient le Dr Poirier.
Mais face à ce «tsunami», le Québec n'est pas prêt, déplore le chercheur. Les ressources et les services sont insuffisants. Conscient de la problématique, le ministère de la santé du Québec reconnaît la gravité de la maladie et son impact sur les proches des personnes atteintes d'Alzheimer. «À l'automne 2007, le ministre de la Santé a confié un mandat à un comité d'experts pour développer un plan d'action», indique Dominique Breton, porte-parole du ministère. «Ce rapport doit être remis sous peu» ajoute-t-elle. Une fois le rapport en main, le ministère l'évaluera et prendra des initiatives en conséquence.
Améliorer son style de vie
Aucun remède n'a encore été trouvé pour combattre l'Alzheimer. Les scientifiques poursuivent leurs recherches. «Il a toutefois été prouvé que notre mode de vie peut aider à retarder ou amortir la maladie», indique le Dr Poirier. COMMENT ?
- En privilégiant une alimentation équilibrée, faible en gras. En suivant notamment la diète méditerranéenne, soit une alimentation pauvre en viande, riche en poisson, en oméga 3, et incluant du vin rouge.
- «L'exercice est bon pour le coeur mais encore mieux contre l'Alzheimer» , poursuit le Dr Poirier. «On a constaté une réduction de la maladie auprès de patients qui faisaient de l'exercice, car cela permet d'oxygéner le cerveau». Il suggère de faire des exercices de 30 minutes, trois fois par semaine.
- Il est important d'entretenir une vie sociale active et ne pas rester isolé.
- « Il faut penser que notre cerveau est comme un muscle», souligne le chercheur. Faire des mots croisés, jouer aux échecs, au bridge, ou même à certains jeux vidéos stimuleront le cerveau, contrairement à regarder passivement la télévision.
L'Alzheimer en chiffres:
- 400 000 personnes atteintes au Canada
- 100 000 personnes atteintes au Québec
- L'Alzheimer engendre des coûts annuels de 1,3 milliards de dollars au Québec
- 40 millions de personnes dans le monde souffrent d'Alzheimer.
(Source : Institut Douglas)
À QUOI SERT DE FAIRE DE L'ÂGISME ENVERS LES AÎNÉS?
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