vendredi, janvier 01, 2010

 

Québec prévoit une longue liste de mesures pour soutenir les aînés

De nouvelles mesures de soutien aux aînés devraient voir le jour en 2010, en vue d'améliorer leurs conditions de vie.

Dans une entrevue accordée à La Presse canadienne, la ministre responsable, Marguerite Blais, a énuméré une longue liste d'objectifs parmi lesquels figurent des priorités qui pourraient être mises en oeuvre dès les prochains mois.

Dans la mire de la ministre, les mesures d'aide aux proches aidants et des programmes souples pour améliorer les conditions de vie, tout en tenant compte des spécificités régionales.

«Les priorités varient d'une région à une autre et il faut en tenir compte, plutôt que chercher à élaborer un seul programme homogène qui ne tiendrait pas compte des besoins spécifiques de plusieurs municipalités.»

Au terme de sa consultation sur les conditions de vie des aînés, menée en 2007, la ministre a aussi été pressée de s'attaquer à la difficulté de résiliation du bail d'une personne qui quitte un logement pour aller habiter dans un Centre hospitalier de soins de longue durée (CHSLD) ou dans une résidence privée.

Actuellement, plusieurs doivent payer des frais qui représentent trois mois de loyer, ce qui est une somme importante pour de nombreuses personnes qui ont des réserves financières parfois limitées. La ministre entend s'attaquer à cette situation dès 2010, en tentant, minimalement, de réduire cette pénalité.

Le plan de lutte contre la maltraitance envers les aînés, annoncé il y a quelques semaines, devrait également répondre à des attentes formulées par nombre d'intervenants.

«Je suis là pour me battre, en fait, je suis un peu l'ombudsman des aînés au conseil des ministres, mais je ne suis pas seule. D'autres collègues poussent aussi leurs dossiers et tous les sujets sociaux sont valables et de premier plan», ajoute la ministre.

Elle estime que, au Québec, le tissu social est plus consistant que dans bien d'autres provinces canadiennes, mais que, pour le maintenir, il faut que l'économie soit au rendez-vous. «Sans quoi, nous ne pourrons pas redistribuer les richesses. Il faut que l'économie roule, c'est ce qui nous permettra une justice sociale», insiste Marguerite Blais.

RD

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