mercredi, septembre 08, 2010

 

Faut-il faire travailler les seniors ?

En 1950, la planète comptait 200 millions de personnes âgées. En 2050, elles seront 2 milliards. Face à cette déferlante qui menace les équilibres économiques, que peuvent faire les gouvernements ?

Article d'Alain Antil

Démographie semble souvent rimer avec pessimisme. En effet, ces dernières années, les médias ont tantôt braqué les projecteurs sur l'explosion démographique dans les pays du Sud, tantôt agité le spectre d'une immigration massive, voire celui d'une humanité qui, à terme, ne pourrait plus être nourrie par la planète. Les travaux des démographes laissaient pourtant apparaître un autre défi, tout aussi alarmant : le vieillissement rapide de la population. Celui-ci affecte dès aujourd'hui non seulement les pays développés, mais également nombre de pays en développement.

Une humanité vieillissante

On estime aujourd'hui qu'en 2050, la population mondiale se situera entre 7,6 et 10,6 milliards d'habitants. Cela reste loin des prévisions catastrophistes des décennies précédentes. Néanmoins, il importe de noter que la croissance de la population sera concentrée sur quelques régions du monde, en particulier l'Afrique subsaharienne, qui devrait voir sa population doubler pour atteindre 1,5 milliard d'individus. Mais, à peine évanouie la crainte d'une expansion incontrôlable des populations, émerge un nouvel objet d'inquiétude. Lors du XXVe Congrès international de la population (Tours du 18 au 23 juillet 2005), les centaines de chercheurs réunis ont tiré la sonnette d'alarme, montrant que la population mondiale s'acheminait vers un vieillissement généralisé. Si cette tendance était déjà visible dans les pays développés, elle est désormais observable dans certains pays en développement (Chine, Inde…), et s'imposera comme une norme dans les prochaines décennies.

Le vieillissement de l'humanité est dû à la conjonction de deux phénomènes : l'allongement de la durée de la vie et la baisse de la fécondité. La conséquence en est d'ores et déjà connue : vers le milieu du XXe siècle, la population mondiale commencera vraisemblablement à décroître.

Aujourd'hui déjà, plus de la moitié des humains vivent dans un pays où le taux de fécondité est inférieur à 2,1 enfants par femme, c'est-à-dire au seuil de renouvellement des générations. Même si certains pays en développement, surtout en Afrique subsaharienne, affichent encore des taux supérieurs à 6 enfants par femme, jusqu'à 8 au Niger, cela ne suffira pas à inverser la tendance. Les pays développés se situent souvent bien en dessous de ce seuil. Ainsi, le Japon s'est transformé en « laboratoire du vieillissement » avec un taux de natalité de 1,3 enfant par femme. Les Etats de l'Union européenne (UE) affichent une natalité moyenne à peine plus enviable : 1,4 enfant par femme.

Certains pays connaîtront très vite une diminution de leur population, quand d'autres la maintiendront sensiblement en l'état. Par exemple, si les tendances démographiques enregistrées actuellement persistent, et abstraction faite du facteur migratoire, l'Espagne et l'Italie, qui présentent un taux de fécondité de 1,3 enfant par femme, auront perdu le quart de leur population en 2050. Si la population de la France métropolitaine augmentera légèrement dans les décennies à venir, passant de 61 millions aujourd'hui à 63 millions en 2025, c'est que les gouvernements qui se sont succédé ont su promulguer des politiques familiales généreuses, permettant de maintenir un taux de fécondité relativement élevé (1,9 enfant par femme) au regard des autres pays européens.

Des nouveaux pays industrialisés (NPI) asiatiques (Taiwan, Corée du Sud, Singapour…) et certains pays en développement connaissent également ces baisses de fécondité. La Chine, géant démographique, affiche ainsi un taux de 1,6 enfant par femme, résultant certes d'une politique volontariste de contrôle de la natalité. Plus préoccupant, comme le note Pierre le Hir (1), les pays en développement devront gérer un vieillissement de leurs populations beaucoup plus rapide que celui des pays développés. En Chine, il ne faudra que vingt ans pour que la proportion de personnes de plus de 65 ans passe de 8 % à 15 %, alors qu'il aura fallu un siècle pour que la France enregistre la même évolution. Lorsque l'on constate la difficulté de réformer les systèmes de retraite des pays développés, on peut mesurer les difficultés que vont devoir surmonter des nations comme la Chine ou l'Inde. Globalement, l'humanité, qui compte 10 % de plus de 60 ans actuellement, verra ce taux passer à 21 % à l'horizon 2040, contre 33 % dans les pays développés. En 1950, il y avait 200 millions de personnes âgées dans le monde. Il y en a 600 millions aujourd'hui, elles seront 2 milliards en 2050. Soit une multiplication par 10 en un siècle. Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, en 2050, les personnes âgées de plus de 60 ans seront plus nombreuses que les personnes de moins de 20 ans. La population espagnole sera alors la plus âgée du monde, avec un âge médian de 55 ans.

Cette évolution majeure de la démographie mondiale aura des incidences importantes sur de nombreux aspects de la vie en société : épargne, croissance économique, consommation, solidarité intergénérationnelle, dépenses de santé, marché de l'immobilier, fiscalité, marché du travail, régimes de retraite…, des pans entiers de nos existences risquent d'être bouleversés, et en premier lieu les systèmes de retraite.

L'immigration, moteur de croissance économique

L'Onu utilise le « rapport de soutien économique potentiel » – soit le nombre de personnes de 15 à 64 ans rapporté à une personne de 65 ans ou plus – pour évaluer la charge qu'auront à supporter les populations actives. Or pour l'ensemble du globe, cet indicateur est passé de 12 « actifs potentiels » pour une personne âgée en 1950 à 9 en 2000. L'Onu estime que cet indicateur avoisinera les 4 en 2050. Une telle évolution pèsera lourdement sur les régimes de retraite par répartition. Par exemple, en 2050, 33 % des Français auront 60 ans et plus, contre environ 20 % aujourd'hui. Selon Isabelle Robert-Bobée (2), cette tendance se traduira par une diminution relative des actifs puisqu'« en 2050, 69 habitants seraient âgés de 60 ans ou plus pour 100 habitants de 20 à 59 ans, soit deux fois plus qu'en 2005 ».

Le nombre d'inactifs va donc fortement augmenter tandis que, parallèlement, la population active connaîtra une augmentation moins importante. Si les tendances actuelles se maintenaient (notamment en termes d'immigration), la population active française devrait s'accroître de 700 000 personnes jusqu'en 2015, puis augmenter légèrement pour se stabiliser autour de 28,5 millions vers 2050. Si l'on considère l'évolution contrastée de ces deux populations – le ratio actifs/non-actifs –, la France ne comptera plus que 1,4 actif pour un inactif de plus de 60 ans en 2050, quand le ratio actuel est de 2,2.

Le cas français témoigne de la difficulté particulière des systèmes de retraite par répartition, dans lesquels les cotisations des actifs servent à financer les pensions des retraités. Toutefois, la question démographique ne touche pas seulement les régimes par répartition. Bruno Palier (3) démontre très clairement que les systèmes financés majoritairement par capitalisation, dans lesquels chacun prépare sa propre retraite, connaîtront aussi les effets du vieillissement. « Quand les fonds de pension vont devoir payer beaucoup de pensions aux générations nombreuses parties en retraite après 2010, ils vont devoir commencer à vendre leurs actifs (…). Les personnes en âge de travailler susceptibles d'acheter ces actifs seront quant à elles moins nombreuses. Cela va considérablement faire baisser la valeur de ces actifs, et va donc réduire la valeur du capital prévu pour les retraites et les ressources disponibles pour les retraités. »

Si l'on résume le problème du régime par répartition à une opposition cotisants/ retraités, cette situation conduit naturellement à trois types d'ajustement possibles : une diminution des prestations ; une augmentation des temps de cotisation pour retarder l'ouverture des droits à la pension à taux plein ; ou une augmentation du montant des cotisations et/ou des impôts. Si le coût des cotisations venait à augmenter, il entraînerait une hausse du coût du travail ou/et une stagnation des revenus des actifs.

Cependant, cette manière d'envisager les enjeux est réductrice. Il faut considérer la population active dans son ensemble et ne pas se contenter de l'aborder sous le seul angle de la durée d'activité des cotisants. Dans cette perspective, les États peuvent agir sur trois fronts.

• Fécondité. La taille de la population active pourrait à terme évoluer grâce à une augmentation de la fécondité. Cette dernière émane du maintien de politiques familiales favorables (crèches, avantages fiscaux divers, possibilité de travailler à mi-temps…), qui favorisent la création d'emplois, et permettent aux mères de concilier leur maternité avec une activité professionnelle. Elles pourraient à terme provoquer l'élévation du taux de fécondité, entraînant l'arrivée de générations d'actifs plus nombreuses… A l'avenir, puisqu'on sait qu'une augmentation du taux de fécondité ne trouve sa traduction dans la population active que vingt à vingt-cinq ans plus tard.

• Immigration. La population active dépend également des politiques migratoires. Si les Etats-Unis, le Canada, l'Espagne et la Grande-Bretagne ont délibérément opéré le choix d'une immigration soutenue, la France reste, pour des raisons politiques, sur sa position d'« immigration zéro ». Or certaines recherches démontrent que l'immigration est devenue l'un des moteurs de la croissance annuelle des pays qui ont opté pour cette option. Selon une étude récemment publiée par la banque Caixa de Catalunya (4), sans l'arrivée en Espagne de 3,3 millions d'immigrés de 1995 à 2005, le PIB par habitant aurait diminué de 0,64 % par an, au lieu de connaître un accroissement de 2,6 % par an. L'Espagne, qui a accueilli 3,3 millions d'étrangers en dix ans (contre 2,22 millions pour l'Allemagne, 1,9 pour l'Italie, 1,27 pour la Grande-Bretagne et 0,618 pour la France) a connu l'une des croissances les plus dynamiques de l'Europe des quinze. En effet, l'immigration permet de modifier l'équilibre cotisants/pensionnés, car les migrants sont très majoritairement des actifs. Au niveau de l'Europe des quinze, le PIB par habitant a crû de 1,79 % par an pendant la période 1995-2005, alors qu'il aurait diminué au rythme annuel de 0,23 % sans l'arrivée d'immigrants. Durant la période considérée, la population des quinze a gagné 15,7 millions de personnes, parmi lesquelles on compte près de 12 millions d'immigrants.

• Travail. Une autre façon d'intervenir sur la population active est évidemment d'augmenter le taux d'activité, c'est-à-dire d'adopter des séries de mesures opposées à celles prises durant les années 1980. En effet, pour lutter contre un chômage massif, les politiques publiques ont consisté à écarter un certain nombre de personnes du marché du travail (allongement des études, systèmes de préretraites, mesures incitant les femmes à rester au foyer…). Une dynamique inverse est tout à fait envisageable et laisse apparaître un réservoir d'actifs important. Un marché de l'emploi beaucoup plus ouvert pourrait conduire de nombreux jeunes à des stratégies de raccourcissement des études. De plus, le départ en retraite des baby-boomers va mécaniquement provoquer une embellie sur l'emploi. Il semble normal que le taux de chômage diminue alors que les classes qui partent en retraite sont plus nombreuses que celles qui arrivent sur le marché de l'emploi. Même si les autorités françaises en place tentent de s'en attribuer la paternité, la diminution actuelle du taux de chômage en France est surtout due à ce facteur. Si les chômeurs ne sont pas des « non-actifs » mais des « actifs inoccupés », leur retour à l'emploi ne provoque pas quantitativement d'augmentation de la population active. Néanmoins, leurs cotisations aux régimes de retraite restant négligeables, leur retour à l'emploi se traduirait par une augmentation du nombre de cotisants. Cependant, une partie des chômeurs sont aujourd'hui en rupture totale avec le marché du travail.

L'inadéquation entre l'offre et la demande de travail (inemployabilité de certains travailleurs, coût du travail…) laisse présager que l'embellie sur le marché de l'emploi dans les prochaines années ne se fera pas sentir sur une partie des demandeurs d'emploi – sachant que les analystes ne s'entendent pas sur les estimations.

Toutefois, ces éléments sur lesquels les États peuvent jouer ne pourront être que combinés aux réformes allongeant la période d'activité.

Dans l'ensemble des pays développés, le débat sur le travail des seniors est désormais largement engagé. Toutefois, les taux d'activité sont très inégaux d'un pays à l'autre. Si l'on considère en particulier le taux d'activité des travailleurs âgés de 55 à 64 ans, il oscille entre 24,1 % en Belgique et 66,5 % en Suède, témoins de politiques assez radicalement opposées. Globalement, les pays scandinaves et anglo-saxons se distinguent par des taux d'activité des seniors élevés par contraste avec l'Europe continentale.

Le travail des seniors, un débat de société

En Espagne, le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero a proposé fin 2005 un plan incitatif pour convaincre les cotisants, y compris ceux qui pouvaient faire valoir une pension à taux plein, de reculer leur départ en retraite. Ces derniers pourraient alors partir avec une pension bonifiée de 2 % par année supplémentaire travaillée. En Allemagne, après que la réforme de 2004 a décalé l'âge de la retraite de 60 à 63 ans, des accords signés par la coalition politique CDU-CSU et SPD (5) fin 2005 prévoyaient de le repousser de nouveau à 65 ans à l'horizon 2012 et à 67 ans en 2035. Cela permettra de limiter les cotisations, qui représentent actuellement 19,9 % du salaire brut. Aujourd'hui, si l'âge de départ légal à la retraite dans les pays de l'OCDE est en général de 65 ans, l'âge effectif moyen de départ à la retraite est de 63,3 ans pour les hommes, de 61,74 ans pour les femmes. Il est de 58 ans en France, qui connaît l'un des taux d'emploi des 55-64 ans les plus bas des pays développés.

Le démographe et biologiste Shripad Tuljapurkar (6), de l'université de Stanford, estime qu'il est nécessaire que les sociétés s'adaptent rapidement à l'allongement de la vie. Car la révolution médicale en cours, bien loin de ralentir, devrait au contraire s'accélérer dans les prochaines décennies. Le chercheur pense que l'humanité, globalement, pourrait gagner vingt années d'espérance de vie d'ici au milieu du xxie siècle, ce qui compliquera à l'évidence la question des retraites. Si l'espérance de vie des pays développés avoisine les 90 ans en 2050, il pense qu'il sera insuffisant de vouloir faire travailler quelques années de plus les seniors. Il faudrait d'ores et déjà penser à travailler jusqu'à 75, voire 80 ans, car un homme de 65 ans aura alors entre vingt et trente années d'espérance de vie.

Ce recours au travail des seniors, s'il semble logique dans une société où les actifs seront de moins en moins nombreux par rapport aux non-actifs, ne va pas sans poser certaines questions. Il devra être accompagné par la mise en œuvre de politiques de sensibilisation puis d'incitation aux entreprises et aux salariés, ainsi que par une réflexion sur le type d'emploi à offrir. Prenons le cas de la France, pays qui a vu ces dernières années l'espérance de vie s'accroître de 3 mois chaque année. Deux facteurs semblent y obérer la mise en œuvre du principe du travail des seniors. D'une part, la moitié des employeurs français déclarent ne pas vouloir recruter de personnes de plus de 50 ans. A cela plusieurs raisons : un niveau d'étude plutôt plus faible que les générations suivantes ; une formation continue qui a laissé à désirer ; ces deux premiers facteurs débouchant, tout du moins dans la tête des employeurs, sur une moins grande adaptabilité. De plus, le haut niveau de chômage ne contraint pas encore les entreprises à recourir à cette main-d'œuvre. Le syndicat patronal Medef a d'ailleurs ouvert, depuis l'an dernier, des discussions avec les syndicats de travailleurs sur la question de la « gestion des âges ». D'autre part, les réticences viennent également des personnes concernées, car une part non négligeable d'entre elles déclarent avoir des problèmes de santé limitant leur capacité de travail.

La pénibilité du travail semble être un autre facteur limitant l'envie des seniors de prolonger leur carrière. Les travaux de sociologues et d'économistes (7) ont montré que l'intensification horaire, observée depuis le début des années 1980, avait contribué à dégrader les conditions de travail. Sur son site (8), l'économiste Philippe Askenazy affirme ainsi : « Depuis le début des années 1980, on a assisté à l'avènement d'un productivisme basé sur des pratiques "innovantes" : polyvalence, autonomie, démarches qualité, etc. Cette nouvelle configuration s'accompagne d'une montée en puissance du sentiment de pénibilité chez les travailleurs. Plus qu'un simple sentiment, les contraintes de rythme, d'horaire, physiques et mentales se conjuguent. En France, la fréquence d'accidents du travail ne diminue plus alors que les troubles musculo-squelettiques progressent exponentiellement. » Un rapport de la Darés (Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques) de 2004 montrait que les conditions de travail des seniors, de même que celles des autres salariés, avaient empiré au cours des années 1990 (9).

Ces constatations doivent inviter à réfléchir sur le type d'emploi à offrir aux 55-64 ans, car les actifs français de plus de 55 ans travaillent moins fréquemment à temps partiel que leurs collègue de l'UE. B. Palier invite à réfléchir sur un autre aspect du problème. En effet, selon lui, la productivité du travail aura doublé en France d'ici 2040. « Se pose ici la question de la répartition du surplus de richesse engendré par les gains futurs de productivité, entre salaires nets, cotisations sociales dédiées aux revenus des retraités et revenus du capital (10). » Une question de société sur laquelle les dirigeants devront se prononcer...

NOTES

(1) P. Le Hir, « Moins féconde, vivant plus longtemps, l'humanité vieillit », Le Monde, 22 juillet 2005.
(2) I. Robert-Bobée, « Projections de population pour la France métropolitaine à l'horizon 2050 », Insee première, n° 1089, juillet 2006.
(3) B. Palier, La Réforme des retraites, Puf, coll. « Que sais-je ? », 2003.
(4) « Economia española y contexto international », Informe semestral, juillet 2006.
(5) Voir H. de Bresson et C. Chambraud, « Espagne, Allemagne et Royaume-Uni veulent retarder l'âge légal de la retraite au-delà de 65 ans », Le Monde, 20 novembre 2005.
(6) Voir « Travailler jusqu'à 80 ans ? Entretien avec Shripad Tuljapurkar », Le Monde, 4 juin 2006, et I. Pool, V. Prachuabmoh et S. Tuljapurkar (dir.), Population, Resources and Development: Riding the age waves, Springer, 2005.
(7) Voir P. Askenazy, Les Désordres du travail. Enquête sur le nouveau productivisme, Seuil, 2004, et M. Gollac et S. Volkoff, Les Conditions de travail, La Découverte, coll. « Repères », 2000.
(8) www2.CNRS. fr/presse/thema/265.htm
(9) Dares, « Les conditions de travail des seniors », n° 19-2, mai 2004.
(10) B. Palier, op. cit.

RD

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