mardi, septembre 28, 2010

 

L’art de voyager quand on est à la retraite

Article de Gérard Coderre, collaboration spéciale, Le Soleil, 28 septembre 2010

Avec l'arrivée des baby- boomers à la retraite, vous entendrez de plus en plus parler de voyages. À la retraite, tous rêvent de prendre le large. Mais peut-on vraiment penser qu'on voyagera une fois à la retraite si on n'a jamais voyagé auparavant?

Pensez-vous vraiment qu'à la retraite vos goûts et vos champs d'intérêt changeront et vos moyens financiers vous permettront de voir les choses autrement? On peut en douter. Il y a de fortes chances que vos passe-temps demeureront les mêmes que ceux que vous aviez avant de quitter le marché du travail. Si le cinéma vous intéressait, vous continuerez à aller au cinéma. Si vous étiez un amateur de golf, vous continuerez à jouer au golf. Si vous étiez pantouflard, vous ne serez sûrement pas de tous les 5 à 7.

Mais voici tout de même quelques réflexions et idées afin de vous aider à faire le point sur la faisabilité de vos projets de voyage à la retraite.

1. Séjourner plus longtemps

Le temps est un facteur important et on peut penser qu'à la retraite vous aurez le temps de voyager et de partir plus d'une semaine ou deux à la fois. Mais là encore, décrocher, ça s'apprend et tous n'ont pas cette facilité à tout laisser derrière eux pendant des semaines, voire des mois. Tenez-vous trop à votre petit confort, à votre train-train quotidien ou à vos effets personnels au point de devenir anxieux à l'idée de tout laisser derrière vous?

2. Partir quand on veut

En théorie, une fois à la retraite, on peut partir quand on veut. Une occasion rêvée pour profiter des soldes de dernière minute ou hors saison et d'éviter les périodes de grande affluence. Profiter de l'été à la campagne et partir à l'automne. Vivre le temps des Fêtes en famille et partir en hiver. C'est ce qu'on appelle avoir le meilleur des deux mondes.

3. Se laisser apprivoiser

Voyager, c'est d'abord et avant tout une façon de vivre. Prenez le temps de vous laisser apprivoiser. Il n'y a pas de recette miracle. On apprend à voyager sur le tas. Voyager, c'est une autre façon de vivre. Voyager, c'est aller à l'école de la vie. De là tout l'intérêt, sinon aussi bien rester à Balconville.

4. Gérer l'imprévu

Voyager de façon autonome vous apportera beaucoup de satisfaction. Mais même si vous avez tout prévu, ce sont les contretemps et vos rencontres imprévues qui marqueront vos voyages à l'étranger. Alors laissez place à l'imprévu. Prenez le risque de voyager et de découvrir le monde. Vous ne pourrez qu'en sortir gagnant et riche de mille et une expériences. Voyager est un risque calculé. Jusqu'où êtes-vous prêt à aller?

5. Planifier son périple

La façon de voyager fait toute la différence. Vous pouvez laisser à quelqu'un d'autre le soin d'organiser votre périple, quitte à en payer le prix, ou apprendre à voyager de façon autonome. À la retraite, vous aurez sûrement plus de temps pour planifier vos projets de voyage et les mener à terme. Faire un voyage sur mesure, à la mesure de vos aspirations et de vos attentes, voilà en soi un rêve. Une fois le billet d'avion en main, il n'en coûte souvent pas plus cher pour vivre à l'étranger que chez soi, dans la mesure où vous êtes prêt à vous adapter au mode de vie (nourriture, hébergement, transport) des habitants du pays hôte.

6. Voyager selon ses moyens

Quelle que soit votre situation financière, les revenus seront moins élevés à la retraite. Cette réalité pourrait en refroidir plus d'un lorsque vient le temps de concrétiser ses rêves de voyages. De là l'importance de considérer les options. Voyager selon vos moyens signifie que vous devrez faire un choix entre le confort tous azimuts et une option plus réaliste. Aller au Tibet, monter à bord du Transsibérien, remonter l'Amazone ou le Nil, parcourir la Patagonie, faire la Route de la soie et toutes ces destinations mythiques dont vous rêviez ne sont pas hors de portée si vous savez faire les choix qui s'imposent.

7. Repousser les limites

Il faut apprendre à repousser les frontières. Misez sur vos capacités d'adaptation. Vous pourriez graduellement passer des tout-inclus à voyageur autonome en Europe, en Australie ou en Nouvelle-Zélande. Vous pourriez ensuite pousser l'expérience plus loin et explorer les pays du Sud-Est asiatique avant de partir à la découverte de l'Afrique du Nord et du Proche-Orient. L'Amérique du Sud, la Chine, la Russie, l'Inde ou l'Afrique noire pourraient même faire partie de vos projets de voyage, l'idée étant d'apprendre à voyager de façon graduelle et sans heurts et de repousser peu à peu les frontières. Si vous pouvez voyager de façon autonome au Canada et aux États-Unis, vous pouvez en faire autant ailleurs.

8. Être en bonne forme physique

Peu importe la destination choisie ou la formule retenue, avoir la forme est un atout. Voyager est exigeant, surtout lorsqu'on décide de sortir des sentiers battus. Être actif dans la vie de tous les jours est certainement une valeur ajoutée. Sans penser pouvoir escalader les plus hauts sommets - un défi qu'on laissera aux experts - , on peut à tout le moins rêver de se rendre au camp de base du mont Everest à 5000 m d'altitude, visiter Angkor Wat ou Pétra à des températures autour de 40 degrés Celcius ou faire du trekking en Patagonie.

9. Voyager léger

Pour favoriser vos déplacements, vous aurez avantage à voyager avec le moins de bagages possible. Investir dans des vêtements légers et confortables n'est pas un luxe. Quelques vêtements de rechange, que l'on peut laver et faire sécher rapidement sur une corde à linge improvisée dans sa chambre d'hôtel, devraient répondre aux besoins du voyageur aguerri. Un t-shirt et un pantalon-jupe longue sont des passe-partout, quel que soit le milieu culturel dans lequel vous vous retrouverez.

10. Maximiser l'expérience

On gagne à bien planifier son voyage et à se renseigner sur le pays, histoire de maximiser son investissement et de choisir le bon moment pour partir. Vous pourrez faire coïncider votre voyage avec la tenue de célébrations hautes en couleur. Participer à la Fête des morts au début novembre dans la région du lac Pátzcuaro au Mexique, aux célébrations de la Semaine sainte à Antigua au Guatemala, au carnaval de Santiago à Cuba à la fin juillet ou à la fête des Chutillos à Potosi en Bolivie à la fin août seront autant de moments inoubliables.

COMMENTAIRE DE PHILOMAGE

Pour les retraités nostalgiques de voyage, je leur suggère d'investir dans un téléviseur Haute définition et de s'abonner à des postes de télévision de type documentaire comme National Geographic ou Évasion, d'aller voir des représentations d'IMAX, d'acheter des volumes illustrés sur les différents pays du monde ou encore acheter des DVD portant sur les voyages. C'est beaucoup moins cher et satisfaction garantie!

La raison principale, c'est la fragilité de la santé rendue à l'âge des seniors. On a beau vouloir se rendre n'importe où dans le monde, il reste que les conditions de vie, surtout sanitaires ne sont pas les mêmes qu'au Canada ou au Québec et les risques d'accrocher une maladie tropicale, une infection bactérienne, etc. sont toujours présentes dans les pays des Tropiques. Mieux vaut rester dans les pays nordiques ou se contenter des meilleurs hôtels pour minimiser ces risques. C'est beau l'aventure quand on est jeune, mais quand on prend de l'âge, mieux vaut être prudents si l'on veut en garder de bons souvenirs longtemps.

L'idéal pour les seniors, c'est le tourisme de proximité.

RD

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