lundi, janvier 24, 2011

 

Réforme du régime de retraite canadien, Flaherty veut créer de nouvelles caisses de retraite privées

Ottawa souhaite la création de nouvelles caisses de retraite, appelées Régimes de pension agréés collectifs (RPAC), destinées aux travailleurs autonomes et à ceux qui n'ont pas de régime de retraite offert par leur employeur.

Le ministre des Finances du Canada Jim Flaherty veut ainsi encourager les Canadiens à mettre davantage d'argent de côté pour leurs vieux jours. Le régime serait administré par des institutions financières privées.

« Il y a de bonnes chances qu'on oblige les employeurs à offrir ce régime à leurs employés, mais ils ne seraient pas forcés d'y contribuer. Les employés seront obligés de cotiser, à moins qu'ils ne décident de se retirer complètement du régime. Ils auront le droit de le faire. Ce serait une manière simple pour les gens d'épargner sur une base régulière en vue de leur retraite », a affirmé le ministre Flaherty en conférence de presse.

Dans une lettre envoyée à ses homologues provinciaux, le ministre Flaherty affirme qu'un tel régime améliorerait l'offre de régimes de retraite aux Canadiens et permettrait la participation de tous les employés, avec ou sans régime de leur employeur, et des travailleurs autonomes.

La question devrait être abordée lors de la rencontre avec les ministres des Finances des provinces et des territoires dimanche et à Kananaskis, en Alberta.

Le ministre Flaherty ne fait pas mention dans sa lettre d'une bonification du Régime de pensions du Canada (RPC), administré par Ottawa, ce qui représentait jusqu'à présent une autre option étudiée par le gouvernement.

Des sources gouvernementales affirment que le ministre privilégie les RPAC, puisque leur création risque d'être approuvée plus facilement par les provinces, et la mise en place pourrait se faire dès l'été 2011. Des changements apportés au RPC prendraient beaucoup plus de temps à mettre en place.

La nouvelle survient dans la foulée des consultations sur la réforme du régime de retraite canadien, (voir l'article ci-dessous) qui ont eu lieu cette année. M. Flaherty fait face à une pression accrue pour améliorer les prestations gouvernementales.

Un rapport de Statistique Canada publié au printemps a révélé que seulement la moitié des contribuables avaient mis de l'argent en 2008 dans un régime privé d'épargne retraite, comparativement à 57 % en 1997.

L'Association canadienne des compagnies d'assurances de personnes et l'Association canadienne du commerce des valeurs mobilières se réjouissent de cette décision du ministre Flaherty.

Source : Radio-Canada.ca avec Presse canadienne et Globe and Mail, 16 décembre 2010

Réforme du régime de retraite

Ottawa ouvert à toutes les propositions

Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, était de passage à Winnipeg et à Calgary le 13 avril 2010 dans le cadre de consultations portant sur la réforme du régime de retraite canadien. Il s'agit de la première d'une série de rencontres à laquelle doit participer le ministre dans ses efforts visant à s'assurer que les Canadiens ont suffisamment d'argent au moment de prendre leur retraite.

Le gouvernement fédéral se dit prêt à écouter toutes les propositions relatives à la réforme des pensions de retraite. Il n'a cependant pas encore déterminé si les citoyens canadiens devraient être forcés ou simplement encouragés à mettre de l'argent de côté en vue de leurs vieux jours.

Interrogé par les médias, le ministre des Finances a indiqué qu'Ottawa n'avait pas d'idées préconçues sur ces questions. Il a ajouté que deux des partis de l'opposition à la Chambre des communes avaient fait leurs choix et que le gouvernement était prêt à écouter.

Les Canadiens mettent moins d'argent de côté

Au moment où de moins en moins de Canadiens bénéficient d'un régime de retraite collectif ou d'autres sources, M. Flaherty fait face à une pression accrue pour améliorer les prestations gouvernementales.

Un rapport de Statistique Canada publié le mois dernier a révélé que seulement la moitié des contribuables avaient mis de l'argent en 2008 dans un régime privé d'épargne retraite, comparativement à 57 % en 1997.

De passage à Calgary, plus tard, M. Flaherty a affirmé avoir la crédibilité pour mener un projet de réforme, parce qu'il ne se qualifie toujours pas pour le programme réservé aux députés.

Certains groupes de pression ont dénoncé le fait que les députés et fonctionnaires fédéraux profitaient d'une généreuse caisse de retraite et se sont demandé pourquoi le ministre des Finances ne s'y attaquait pas dans le cadre d'une réforme.

M. Flaherty a reconnu que la question était légitime, mais il a aussi déclaré qu'il était en bonne position pour affronter la situation, car il n'y a aucun intérêt personnel.

Selon lui, les employés de la fonction publique s'étaient vu offrir de généreuses caisses de retraite pour compenser les salaires qu'ils touchaient, inférieurs à ceux qu'ils auraient obtenus dans le secteur privé.

Le ministre des Finances a aussi noté que le débat sur la réforme des pensions de retraite ne touchait pas uniquement les salariés de la classe moyenne et que les Canadiens à faible revenu ont aussi besoin de nouvelles méthodes pour économiser en vue de leur retraite.

Source : Radio-Canada.ca avec Presse canadienne, 13 avril 2010

COMMENTAIRE DE PHILOMAGE

Comme on peut s'en rendre compte, Claude Castonguay était déjà au courant que le Fédéral avait mis en place un mécanisme de consultation pour réformer le régime de retraite canadien. Sa proposition ne doit pas nous étonner parce que les gouvernements, tant fédéral que provinciaux vont devoir s'attaquer à cette question dans un avenir très rapproché. S'il y a des élections au printemps prochain (???), la question risque de se retrouver au feuilleton des programmes des Partis politiques.

RD

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