samedi, février 05, 2011

 

Euthanasie: la Chambre des notaires est en faveur d'un libre choix bien encadré



La Chambre des notaires du Québec se prononce en faveur du droit à l'euthanasie en autant que ce droit soit bien encadré et basé strictement sur le consentement.


Témoignant devant la Commission spéciale sur le droit de mourir dans la dignité, le président de la Chambre, Me Jean Lambert, a souligné que les notaires sont fréquemment amenés à discuter avec leurs clients de directives de fin de vie.

Selon Me Lambert, la très grande majorité des clients des notaires réclament le droit de mettre fin à leurs jours lorsque l'expectative de rétablissement est nulle et que leur maladie les prive de toute qualité de vie.

La Chambre fait valoir qu'en l'absence de cadre juridique, l'entourage s'expose non seulement à de graves conséquences en matière de justice criminelle, mais aussi que les règles actuelles peuvent priver les proches d'un droit à la succession ou de primes d'assurances.

Cependant, Me Lambert insiste sur la notion de consentement, indiquant que les notaires peuvent consigner une réelle volonté de consentement de façon objective et sans pression ou interférence de l'entourage. Dans ce contexte, il estime que l'euthanasie ne devrait jamais être pratiquée si une personne est confuse, dans le coma ou incapable de quelque façon que ce soit de confirmer en toute connaissance de cause qu'il s'agit bel et bien de sa volonté.

Source : La Presse canadienne, 4 février 2011

COMMENTAIRE DE PHILOMAGE

Il devient de plus en plus évident que dans les cas extrêmes de mourants en phase terminale, souffrant le martyre et ne répondant plus aux soins palliatifs, l'euthanasie devient une avenue acceptable ou à privilégier. Reste à convaincre le Législateur fédéral. Si le patient est conscient de son état et désire que l'on pratique sur lui une forme d'euthanasie, la Loi devrait être amendée pour faire en sorte que la médecine puisse intervenir en toute légalité. Actuellement, les médecins pratiquent diverses formes d'euthanasie passive avec le risque d'être poursuivis par l'État ultérieurement. Sommes-nous prêts comme société à bien encadrer cette pratique et à la rendre pleinement légale, si le plein consentement du patient est acquis?

RD

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