mardi, octobre 18, 2011

 

Nombre croissant de Seniors pauvres et endettés au Québec

 Voici un deuxième article qui apporte un complément d'information.

« Les personnes âgées au Québec sont de plus en plus pauvres et endettées, alors que le taux des ménages de plus de 65 ans qui traînent des dettes a plus que doublé en 17 ans. »

Qui plus est, les régimes enregistrés d'épargne-retraite (RÉER) ne sont pas une solution à cet appauvrissement.

Tel est le constat inquiétant dressé vendredi, le 14 octobre 2011 par l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS), dans une note socio-économique.

Selon l'organisation de recherche de Montréal, le Québec a connu une augmentation importante du nombre de personnes âgées qui sont passées sous la mesure de faible revenu, entre 1996 et 2008. Cette part de la population a presque triplé, passant de 4,6% à 12,3%.

Quant au pourcentage de ménages ayant des dettes, il est passé de 25% en 1993 pour plus que doubler et atteindre 60% en 2010.

Selon Eve-Lyne Couturier, auteure de la note socio-économique, cette situation d'appauvrissement est causée par un système de retraite qui n'offre pas un bon taux de remplacement du salaire obtenu pendant la vie active.
En général, on juge que pour maintenir un niveau de vie comparable une fois à la retraite, on doit viser un taux de remplacement des revenus de 70%. Selon l'OCDE, le taux de remplacement moyen au Canada n'est que de 40%.
Mme Couturier souligne que si le régime canadien est mixte, on constate une diminution constante de la part de la population couverte par les régimes de retraite. De plus, seulement une minorité de gens en mesure d'épargner utilisent les RÉER à un niveau adéquat.

L'IRIS a étudié diverses solutions, dont celle de Claude Castonguay qui met de l'avant un régime de REER obligatoire, et qu'elle conteste.

Selon Mme Couturier, le fait d'obliger les personnes à économiser individuellement en vue de la retraite transforme la question de la retraite en un enjeu individuel plutôt que social et collectif.

«À l'opposé, la Suède a opté pour une vaste consultation sur la question qui a abouti à régime public qui permet de remplacer 60% des revenus moyens des travailleurs grâce à une cotisation mixte de 18,5%.»

COMMENTAIRE DE PHILOMAGE

Dans cet article, on souligne qu'il y a une responsabilité collective dans cet enjeu des revenus disponibles à la pension. Peut-être sera-t-il nécessaire de suivre les traces de la Suède et d'envisager un plan similaire au Québec et au Canada. En tout état de cause, cette question devrait être débattue le plus rapidement possible, en raison de son impact sociétal et individuel.

RD

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