mercredi, février 15, 2012

 

L'Ontario trouve la facture «santé» des aînés onéreuse


Le gouvernement ontarien n'a plus les moyens de payer tous les médicaments d'ordonnance pour toutes les personnes âgées, affirme l'économiste Don Drummond dans son rapport portant sur les moyens de régler le déficit de 16 milliards $ de la province. (PC, 15 février 2012)

«L'Ontario doit amorcer une discussion ouverte et honnête sur la couverture publique des coûts liés aux soins de santé», déclare M. Drummond dans le document de 500 pages présenté mercredi. «Il faudrait minimalement hausser de manière importante la portion des frais de médicaments assumés par les aînés en fonction de leurs revenus.»

La province a déboursé 44,77 milliards $ l'an dernier en santé, soit environ 40 pour cent de ses dépenses totales.

La majorité des 362 recommandations formulées par l'ancien économiste principal de la Banque TD dans son rapport touchent le système de santé de l'Ontario. Il conseille notamment que la croissance annuelle des dépenses dans ce secteur soit limitée à 2,5 pour cent, alors qu'elle s'élève à 6,5 pour cent depuis huit ans.

Don Drummond suggère aussi de privilégier les soins prodigués dans la communauté afin d'éviter que les patients ne soient traités dans les hôpitaux, dont les activités sont plus coûteuses.
«Il ne faut pas appliquer les mêmes mesures d'austérité financière à tous les secteurs du système de santé. Certains d'entre eux, comme les soins de proximité et les soins en santé mentale, devront croître plus rapidement que les autres», indique-t-il. «D'un autre côté, en mettant l'accent sur la communauté plutôt que sur les hôpitaux, les budgets de ces derniers pourront augmenter moins rapidement que ceux des autres secteurs.»

Le gouvernement ontarien devrait également cesser de négocier avec les médecins, par le biais de l'Association médicale de l'Ontario, quels services et procédures sont couverts par l'assurance-maladie de la province, et plutôt élargir le mandat de l'organisme de surveillance Qualité des services de santé Ontario afin qu'il détermine les actes médicaux qui bénéficient d'une couverture publique.
Selon M. Drummond, les médecins ontariens, qui sont les mieux payés au pays, ne devraient pas non plus obtenir d'augmentation en cette période de restrictions budgétaires.

L'économiste recommande aussi que les 14 Réseaux locaux d'intégration des services de santé (RLISS) reçoivent davantage de pouvoirs et qu'ils intègrent les soins de santé primaires dans leur mission. Il va même jusqu'à proposer la fusion des RLISS avec les Centres d'accès aux soins communautaires afin de mieux coordonner les services.

Don Drummond suggère aussi à l'Ontario de former davantage d'infirmières, de permettre aux infirmières cliniciennes d'effectuer un plus grand nombre d'actes médicaux actuellement assurés par les médecins et, à l'instar de la Nouvelle-Écosse, de demander aux ambulanciers de fournir des soins à domicile lorsqu'ils ne répondent pas à une urgence.

Le vieillissement de la population continuera à exercer de la pression sur le système de santé de la province, note M. Drummond, qui soutient qu'un pour cent des Ontariens sont responsables de 34 pour cent des dépenses du gouvernement dans le secteur de la santé.

COMMENTAIRE DE PHILOMAGE

L'Ontario, comme le Québec, d'ailleurs, n'échappe pas aux coûts croissants de son budget consacré à la santé. Dans cette équation, il ne faut pas oublier que, durant toute leur vie, les coûts liés à la santé pour la plupart des gens sont réduits ou peu élevés.

Ce n'est que lorsque les aînés atteignent un âge avancé que les besoins en soins médicaux prennent l'allure d'une courbe exponentielle. Faut-il s'y objecter ou bien, ajuster le tir pour que tous les citoyens aient accès aux services médicaux, au moment où ils en ont le plus besoin ? La réponse vient d'elle-même, vous ne trouvez pas!!!

RD

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