dimanche, février 05, 2012

 

Ne touchez pas à nos rentes!

Tel est le cri d'alarme de nos pensionnés suite aux intentions du gouvernement conservateur d'apporter des changements au régime de prestations de la Sécurité de la vieillesse. 

 Josée Jeffrey, Collaboration spéciale, Journal de Québec, 3 février 2012



Tel est le cri d'alarme de nos pensionnés actuels ou futurs suite aux intentions du gouvernement conservateur d'apporter des changements au régime de prestations de la Sécurité de la vieillesse (SV) et de repousser l'âge de l'admissibilité à ce programme de 65 ans à 67 ans, et ce, dans le but, selon M. Harper, d'assurer sa viabilité.


Rien ne se fera à court terme et si changement il y a, le tout se fera progressivement, selon certains économistes. On ne sait pas encore comment ni quand cette réforme sera appliquée. D'ailleurs, le ministre des Finances a affirmé qu'il n'y avait rien à cet effet dans le prochain budget. Ce qui s'avère exact et fâcheux par contre, c'est toute l'inquiétude que cette annonce-surprise a semée auprès des particuliers.

Pour ma part, ce qui me surprend le plus est que ces intentions ne sont pas en ligne avec les mesures annoncées dans le dernier budget fédéral. Je vous rappelle que dans son budget du 6 juin 2011, M. Harper annonçait des mesures pour venir en aide aux aînés les plus vulnérables, des aînés qui ont travaillé dur toute leur vie afin de bâtir une meilleure société et un meilleur pays.

Il a même instauré une nouvelle mesure permettant d'accroître la sécurité financière de plus de 680 000 aînés au pays. Cette mesure est une prestation complémentaire du Supplément de revenu garanti. Alors, pourquoi ce revirement inattendu?

Deux années supplémentaires de vaches maigres

En reportant l'âge de l'âge de l'admissibilité à SV à 67 ans, les moins nantis pourront continuer de recevoir l'aide de dernier recours. Le fédéral rejetterait ainsi la responsabilité aux provinces.
Toutefois, ce montant n'est pas bonifié comme la prestation de la SV l'est lorsque le seuil du revenu ne dépasse pas 16 638 $ pour une personne seule ou 21 648 $ pour un couple de pensionnés. Rappelez-vous que ce seuil ne considère pas la prestation de la SV.

De plus, un prestataire de l'aide sociale peut gagner 2400 $ par année (200 $ par mois) sans réduction de son montant de base ce qui n'est pas le cas pour la pension de la SV. Du côté fédéral, en plus de recevoir la prestation de la SV, nos aînés peuvent gagner un revenu d'emploi de 3500 $ avant que leur Supplément de revenu garanti soit réduit. Un autre manque à gagner à prévoir.

Il va sans dire que la retraite paisible devient de plus en plus difficile à prévoir avec toutes ces nouvelles embûches combinées avec l'espérance de vie grandissante. Les rendements espérés des placements à la baisse affectent sans cesse la survie du pécule retraite. Sans compter les fonds de pension amputés par les entreprises en difficulté. Les régimes de retraite ne sont pas protégés.

Actuellement, les pensionnés dont le revenu personnel net est supérieur à 69 562 $ doivent rembourser une partie ou l'intégralité de leur pension de la SV. La récupération totale est atteinte lorsque le revenu net atteint 112 772 $. À mon sens, il serait plus raisonnable de réduire ce seuil de récupération au lieu de s'attaquer aux moins nantis.

Pendant ce temps, on apprend, selon un rapport de la Fédération des contribuables que M. Harper aura droit à une rente de retraite d'au moins 223 500 $ par année du gouvernement.
Cela dit, Harper ne doit pas augmenter la pauvreté de nos aînés. Trouvons d'autres moyens pour rentabiliser le régime de prestations de la SV.

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