mercredi, mars 06, 2013
CHSLD - évaluations : l'AQRP sceptique

Article de Johanne Roy, Journal de Québec, 5 mars 2013
L’Association québécoise des retraités des secteurs public
et parapublic (AQRP) doute que le ministère de la Santé puisse évaluer
tous les CHSLD québécois au cours des deux prochaines années comme
promis.
«On croise les doigts pour qu’il y arrive en deux ans. C’est le souhait du ministre Réjean Hébert, mais, pour le moment, nous en sommes encore loin», argue le porte-parole de l’AQRP, Mathieu Santerre.
«Actuellement, les visites d’appréciation de la qualité se font plutôt aux quatre ou cinq ans. Le centre d’hébergement Neilson, à Québec, a reçu sa première visite en 2011-2012, alors que les visites d’appréciation se font depuis 2003; même chose pour le CHSLD Dorval, à Montréal», soulève-t-il.
Autre exemple, le centre d’hébergement de Matane a été évalué en 2011-2012. La dernière visite ministérielle remontait à 2006.
Rares visites
Les évaluateurs du ministère de la Santé n’ont pas mis les pieds dans certains CHSLD depuis 2003.
Sur la Côte-Nord et en Abitibi−Témiscamingue, les plus récentes démarches d’appréciation datent d’il y a cinq ans.
En Outaouais, aucun CHLSD n’a reçu de visite depuis quatre ans, selon les données du ministère de la Santé.
D’avril 2011 à la fin mars 2012, seulement une trentaine de centres d’hébergement ont fait l’objet d’une évaluation, au Québec.
Depuis l’automne, une soixantaine de CHSLD ont été visités, confirme le ministère. Il souhaite pourtant que ses inspecteurs fassent le tour des 424 CHSLD québécois d’ici 24 mois.
Rapports « insipides »
«C’est aussi notre recommandation, mais il ne faut pas porter des lunettes roses. On constate également que les plus récents rapports d’évaluation sont devenus flous, insipides, par rapport aux rapports antérieurs, qui comportaient beaucoup plus de détails», signale M. Santerre.
«Lorsqu’on a vu la nouvelle version, on a bondi. Les nouveaux rapports d’appréciation ne contiennent aucune information utile pour améliorer certaines choses. Le ministère et les agences de santé auraient avantage à être plus transparents», ajoute-t-il.
Les récents rapports d’évaluation se limitent à une douzaine de pages. D’un centre à l’autre, on y retrouve les mêmes formulations sommaires, a pu vérifier le Journal.
L’AQRP a fait part de ses préoccupations au ministre Réjean Hébert, au cours d’une rencontre qui s’est tenue la semaine dernière.
Le processus d’appréciation de la qualité subit une refonte en profondeur, en ce moment, comme l’a rapporté le Journal, dimanche dernier.
RD«On croise les doigts pour qu’il y arrive en deux ans. C’est le souhait du ministre Réjean Hébert, mais, pour le moment, nous en sommes encore loin», argue le porte-parole de l’AQRP, Mathieu Santerre.
«Actuellement, les visites d’appréciation de la qualité se font plutôt aux quatre ou cinq ans. Le centre d’hébergement Neilson, à Québec, a reçu sa première visite en 2011-2012, alors que les visites d’appréciation se font depuis 2003; même chose pour le CHSLD Dorval, à Montréal», soulève-t-il.
Autre exemple, le centre d’hébergement de Matane a été évalué en 2011-2012. La dernière visite ministérielle remontait à 2006.
Rares visites
Les évaluateurs du ministère de la Santé n’ont pas mis les pieds dans certains CHSLD depuis 2003.
Sur la Côte-Nord et en Abitibi−Témiscamingue, les plus récentes démarches d’appréciation datent d’il y a cinq ans.
En Outaouais, aucun CHLSD n’a reçu de visite depuis quatre ans, selon les données du ministère de la Santé.
D’avril 2011 à la fin mars 2012, seulement une trentaine de centres d’hébergement ont fait l’objet d’une évaluation, au Québec.
Depuis l’automne, une soixantaine de CHSLD ont été visités, confirme le ministère. Il souhaite pourtant que ses inspecteurs fassent le tour des 424 CHSLD québécois d’ici 24 mois.
Rapports « insipides »
«C’est aussi notre recommandation, mais il ne faut pas porter des lunettes roses. On constate également que les plus récents rapports d’évaluation sont devenus flous, insipides, par rapport aux rapports antérieurs, qui comportaient beaucoup plus de détails», signale M. Santerre.
«Lorsqu’on a vu la nouvelle version, on a bondi. Les nouveaux rapports d’appréciation ne contiennent aucune information utile pour améliorer certaines choses. Le ministère et les agences de santé auraient avantage à être plus transparents», ajoute-t-il.
Les récents rapports d’évaluation se limitent à une douzaine de pages. D’un centre à l’autre, on y retrouve les mêmes formulations sommaires, a pu vérifier le Journal.
L’AQRP a fait part de ses préoccupations au ministre Réjean Hébert, au cours d’une rencontre qui s’est tenue la semaine dernière.
Le processus d’appréciation de la qualité subit une refonte en profondeur, en ce moment, comme l’a rapporté le Journal, dimanche dernier.