vendredi, juin 27, 2014

 

Retraite : avez-vous peur de manquer d’argent ?

Article de Pierre Couture, Journal de Québec, 24 juin 2014


Aurez-vous assez d’argent pour couler vos vieux jours en paix ?

Un coup de sonde mené par la Banque Scotia soutient que les baby-boomers québécois craignent de manquer d’argent une fois à la retraite.

D’après ce sondage mené plus tôt cette année auprès des 1201 Canadiens disposant d’au moins 50 000 $ d’actifs, 41 % de boomers du Québec (44 % au Canada) ont dit avoir peur de manquer d’argent à la retraite.

Près d’un répondant sur trois (31 %) au sondage a dit ignorer quel pourcentage du revenu de sa vie active sera nécessaire pour combler ses besoins de retraite.

Au moins 40 % des baby-boomers retraités continuent à travailler. De ce nombre, 84 % occupent un emploi à temps partiel.

Les retraités travaillent principalement pour demeurer alertes (76 %), pour l’interaction sociale (61 %) et par nécessité financière (39 %).

Plus de la moitié des personnes sondées toujours sur le marché du travail (55 %) considèrent que leur départ à la retraite risque d’être retardé par une épargne insuffisante (46 % au Québec).

CONFORT

La génération de l'après-guerre a comme principale priorité le maintien d'un train de vie confortable. Environ 40 % des répondants signalent cette intention.

Rester en santé (35 %) et voyager (17 %) sont les autres réponses les plus populaires. Plus de 60 % des répondants croient qu'ils seront plus actifs que la génération précédente et 40 % estiment qu'ils seront en meilleure santé.

MEILLEURE SANTÉ

« Les Canadiens vivront plus longtemps et en meilleure santé que les générations précédentes, d'où la nécessité d'avoir les moyens de vivre sa retraite comme on l'avait prévu », indique Andrew Pyle, conseiller principal en gestion de patrimoine à ScotiaMcLeod.

Un peu de prévoyance ne fait pas de mal, ajoute-t-il. « Qu'on soit rendu à la retraite ou non, le principe du bilan reste le même : compter ce qui rentre et ce qui sort. »

COMMENTAIRE DE PHILOMAGE

Quand on est jeune et insouciant, on ne s'imagine pas que l'on va vieillir comme tout le monde et atteindre finalement le moment de la retraite. C'est tout à fait normal de penser ainsi.

Le problème avec la planification financière de la retraite dès le début d'une carrière, c'est comme si on devait penser  comme un « vieux » très longtemps avant terme.

Le mieux serait de prélever un impôt « retraite » ajusté aux anticipations et désirs de contribuer du contribuable. Ce que fait en partie la RRQ et les divers plans de Réer offerts sur le marché.

Mais, les besoins courants liés à l'habitation, aux enfants, aux loisirs, etc. font en sorte que l'argent disponible n'est pas consacré à la construction d'une retraite perçue comme lointaine dans le temps.

L'État fédéral canadien devrait-il ajuster ses contributions aux retraités de 67 ans, selon un critère de participation à la création de richesse du pays ? C'est une question à investiguer ou une façon de voir les choses.

RD




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