mardi, novembre 11, 2014

 

La maltraitance touche de nombreux aînés

Article de Johanne Roy, Journal de Québec, 28 octobre 2014


CHSLD


Au pays, jusqu’à 15 % des personnes âgées vivant à domicile sont victimes de maltraitance.

«À la fin des années 90, des enquêtes nationales rapportaient un taux autour de 7 %. C’est une sous-estimation du nombre réel d’aînés maltraités. On peut facilement doubler ce pourcentage», affirme Marie Beaulieu, titulaire de la Chaire de recherche sur la maltraitance envers les personnes âgées de l’Université de Sherbrooke.

Mme Beaulieu était conférencière à Québec, lors du conseil national de l’Association des retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec (AREQ).

 Personnes âgées flouées par des fraudeurs peu scrupuleux ou exploitées financièrement par des proches, aînés victimes d’agressions physiques ou sexuelles: la maltraitance revêt plusieurs formes. Elle est parfois le fait des enfants, des petits-enfants, du voisinage ou de dispensateurs de services.
 
Culture organisationnelle

«La lorgnette est souvent placée sur les centres d’hébergement, mais il ne faut pas oublier que 88 % des aînés vivent à domicile. En hébergement public ou privé, ce sont le plus souvent les conditions organisationnelles qui sont en cause. La réflexion doit se faire sur la culture de gestion dans chacun de ces milieux», estime Mme Beaulieu, qui œuvre depuis 25 ans dans le domaine de la maltraitance.
 
Images trompeuses

Elle donne l’exemple de cette vidéo très médiatisée qui montrait une préposée traînant un résident par terre. «En regardant l’ensemble de la vidéo, on se rendait compte que la préposée tentait de le ramener dans sa chambre, sans personne pour la seconder», met en lumière Mme Beaulieu.

 La prévention et la dénonciation de la maltraitance sous toutes ses formes figurent parmi les champs d’intervention retenus par l’AREQ lors de son dernier congrès.

COMMENTAIRE DE PHILOMAGE

Difficile d'aborder un tel sujet. Quand une personne âgée est victime de maltraitance, c'est le plus souvent parce qu'elle est en état de faiblesse ou d'incapacité de se défendre de façon appropriée.  S'il s'agit d'une personne à domicile, hébergée par ses proches, les moyens à sa portée sont encore plus restreints.

Il faudrait que l'ombudsman, ou une personne déléguée qui le représente, puisse aider ces personnes âgées et intervenir à temps. Peut-être qu'une visite trimestrielle ferait l'affaire dans les centres d'hébergement privés ou publics. À domicile, la situation se complique. Le 911 reste une ressource constante et valable en tout temps, pourvu que les préposés soient conscients des problèmes de maltraitance et agissent en conséquence.

RD  



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