jeudi, décembre 04, 2014

 

Décès de Jean Béliveau : des aînés se souviennent


Article de Kevin Dubé, Journal de Québec, 3 décembre 2014

1968


«C’était la vedette à Québec. On allait au Colisée pour voir les As, juste à cause de lui.

Raymond Nolin, 81 ans, a grandi en suivant les faits et gestes de Jean Béliveau. L’octogénaire, comme plusieurs autres aînés rencontrés à la Résidence St-François de Québec, a appris avec beaucoup de tristesse le départ de celui qu’on surnommait le «Gros Bill». «On ne le connaissait pas personnellement, mais ça ramène plein de vieux souvenirs.»

Jean Béliveau a marqué l’histoire du hockey à Québec par son passage, tout d’abord pendant deux saisons avec les Citadelles, puis deux autres avec les As de Québec.

 «Dès ses débuts, il attirait les foules, se souvient quant à elle Michelle (nom fictif), une mordue de hockey qui, encore aujourd’hui, suit avec assiduité les activités des Remparts de Québec. Le Colisée était rempli, on avait du mal à se déplacer. Je me souviens qu’on était jeune et qu’on payait 0,50$ pour une place dans la section des millionnaires, réservée pour ceux qui avaient moins d’argent.»

UNE PROMENADE EN CANOT

Pour Yvan Émond, 86 ans, également résident de la Résidence Saint-François, le décès de Jean Béliveau lui a rappelé un souvenir bien particulier. Ancien comptable agréé, il avait fait la connaissance de la femme de M. Béliveau, Élise Couture (Légaré à l’époque, tient-il à préciser), qui travaillait pour la St. Lawrence Manufacturing. M. Émond était engagé pour faire l’état des comptes de l’entreprise.

«Je lui avais dit: «Si vous repassez dans le coin, amenez votre mari et je vais vous amener faire une promenade de canot sur le lac St-Augustin», raconte le sympathique monsieur, qui possédait un chalet à cet endroit.

Monsieur Béliveau et sa femme avaient accepté l’invitation et, après avoir emprunté le canot de son ami, le pianiste Gilles Breton, il avait fait faire une balade au Gros Bill sur son lac. «C’était un grand bonhomme, on avait l’air de deux petits gars à côté de lui», rigole l’octogénaire, encore bien allumé.

COMMENTAIRE DE PHILOMAGE

Je suis né en 1945 et, vers l'âge de 4 ans, mes parents avaient déménagé à Clermont, dans le comté Charlevoix. La télévision en était à ses débuts et l'écran que l'on regardait était plein de neige, en noir et blanc. Malgré tout, les parties de hockey étaient suivies religieusement, comme l'émission des Plouffe, par exemple et bien d'autres, du même genre. Le départ de Jean Béliveau, c'est une partie de nos souvenirs qui s'estompent. Mais c'est aussi toute une époque, avec de vrais héros qui reviennent à la vie, si l'on inclut tous les autres grands joueurs de ce temps-là qui sont maintenant à bout d'âge ou déjà décédés. Que de souvenirs!

RD



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